La drôle de tribune de Lizarazu

23 09 2009

Dans « Midi Olympique » cette semaine,  Bixente Lizarazu livre ses états d’âme sur le rugby de la Côte basque. Il évoque l’échec du derby BiarritzBayonne à Anoeta à Saint-Sébastien… une délocalisation en Espagne où tout le monde se fiche du rugby, un stade glacial où public et joueurs s’aperçoivent en jetant un regard par-dessus la piste d’athlétisme… bien vu Bixente. Seulement pour l’ancien footballeur, la solution, c’est la construction d’un stade commun aux deux équipes. Son argument massue : la logique économique. Pourquoi diable la logique économique l’emporterait-elle sur une rivalité qui fait le piment, d’Espelette évidemment, du rugby ? Sur l’autel de la logique économique et de la toute puissance télévisuelle, on a déjà sacrifié les matchs du dimanche après-midi, le Tournoi du samedi après-midi… Dans le sillage de Bixente, on arrivera vite à un seul et unique club basque, que Marcel Martin, l’ancien président biarrot, a un temps évoqué à la remontée de Bayonne dans l’élite. Les supporters de Bayonne et ceux de Biarritz n’aiment-ils pas leurs stades ? Les guichetiers refusent-ils des milliers de places à chaque rencontre ? Au diable votre logique économique, qui s’applique parfois au foot, comme à Milan, ou à Munich où vous avez joué cher Bixente. Les places, ce sont des passionnés qui les achètent, pas des traders.  N’oublions pas que le public se rend au stade pour rêver, que c’est lui qui paie sa place et qu’il aime profondément les tribunes de Jean-Dauger ou d’Aguilera.photo-bixente-lizarazu

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4 responses

6 10 2010
Globetrotter

Je suis Bayonnais, supporter de l’Aviron, et je partage complètement le point de vue de Bixente Lizarazu. Le rugby pro évolue à vitesse grand V, et Bayonne et Biarritz ne peuvent plus être compétitifs chacun de leur côté.

Par ailleurs, le BAB forme aujourd’hui une seule et même ville. Il est donc tout-à-fait logique, compte tenu de ces évolutions, de regrouper nos forces pour rester compétitifs dans le Top 14 et en H-Cup. De plus, Bayonnais ou Biarrots, nous sommes tous Basques. Notre identité est suffisamment forte pour justifier de l

Quand on participe à une compétition, c’est pour la gagner, pas pour regarder les autes soulever les trophées.

6 10 2010
Globetrotter

Je suis Bayonnais, supporter de l’Aviron, et je partage complètement le point de vue de Bixente Lizarazu. Le rugby pro évolue à vitesse grand V, et Bayonne et Biarritz ne peuvent plus être compétitifs chacun de leur côté.

Par ailleurs, le BAB forme aujourd’hui une seule et même ville. Il est donc tout-à-fait logique, compte tenu de ces évolutions, de regrouper nos forces pour rester compétitifs dans le Top 14 et en H-Cup. De plus, Bayonnais ou Biarrots, nous sommes tous Basques. Notre identité est suffisamment forte pour justifier de la création d’une équipe Pays Basque.

Quand on participe à une compétition, c’est pour la gagner, pas pour regarder les autres soulever les trophées.

Globetrotter

6 10 2010
rugbyclub

Laissez moi ne pas partager votre avis et aimer que ces deux clubs restent deux entités distinctes. Pourquoi ? Pour que nous n’arrivions pas au final à un championnat constitué de provinces : une équipe mixte à Paris avec le Stade et le Racing, un Bourgoin fusionné avec Lyon ? Un Touloun-Nice-Marseille ? Non ! Et puis il me semble que Biarritz et Bayonne se débrouillent plutôt pas mal comme ça, non ? En espérant que ce désaccord ne vous empechera pas de consulter le site ! Au plaisir de vous lire.

14 10 2010
Globetrotter

Vous êtes bien sûr libre de ne pas partager mon avis.

Cependant, en ce qui me concerne, je vais à Saint Léon (aujourd’hui Jean Dauger) depuis 30 ans et je me souviens que, dans les années 90, les dirigeants de l’Aviron n’avaient pas su anticiper l’arrivée du professionnalisme dans le rugby.

Au final, notre équipe était descendue en D2, nous avions perdu tous nos meilleurs joueurs (Gonzalez, Lagouarde, Lamaison…) et nous n’étions plus que 500 supporters dans les tribunes d’un stade qui ressemblait étrangement à un château en ruines.

8 ans de purgatoire…

Heureusement, Monsieur Salagoïty et son équipe sont arrivés avec un esprit bien plus professionnel que les précédents dirigeants, et ont su redresser la barre pour remonter l’Aviron en Top 14 (même si tout ne fut pas parfait).

Avec les évolutions actuelles du rugby, il ne fait aucun doute que dans les 5 à 10 ans à venir Bayonne et Biarritz ne seront plus en mesure de rivaliser individuellement face aux grosses écuries du Top 14 qui se trouvent dans les grandes agglomérations (Paris, Toulouse, Clermont, Toulon,…).

Le passé nous a montré que c’est la Pro D2 qui nous attend, comme dans les années 90, si nous n’anticipons pas ces changements.

Seule la fusion de nos clubs professionnels respectifs apparaît dès lors comme une solution viable pour maintenir une équipe basque en Top 14.

Toutefois, cette fusion nécessiterait la construction d’un stade de 32.000 places sur le BAB, car Bayonne et Biarritz rassemblent aujourd’hui plus de 27.000 spectateurs par match en moyenne, à eux deux. Et pour construire un stade comme celui-ci, cela prend du temps. 5 à 7 ans au moins.

Dans ces conditions, j’estime qu’il absolument nécessaire, pour les 2 clubs, de mettre en place, dès aujourd’hui, un protocole de fusion.

La Pro D2, plus jamais ça !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Amicalement

Globetrotter

PS: bien entendu, je continuerai à lire Rugbyclubs’Blog avec plaisir, même si, parfois, nos avis peuvent diverger.

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