Raphael Poulain était-il Superman ?

11 11 2011

Raphael Poulain vient d’écrire un livre, « Quand j’étais Superman », 19 € aux éditions Robert Laffont, pour nous raconter sa merveilleuse ascension et sa chute à l’avenant. Il a les honneurs de très nombreux journaux, des reportages à la télé, même une bande-annonce vidéo, ci-dessous… une promo aux petits oignons qui pousse même certaines connaissances qui ne goûtent guère aux joies de l’ovalie à me questionner à son sujet : « c’est qui ce génie à la carrière éclair ? » « Il jouait vraiment comme Lomu ? » « Il a beaucoup de sélections en équipe de France ? »… Ôtez-moi d’un doute : il a été le Superman du rugby Raphael Poulain ? Probablement pendant les années que j’ai passées en ermite dans le désert de Mojave. Ou alors était-ce lorsque j’ai été victime ce terrible kidnapping extra-terrestre au côté de David Vincent… Plus sérieusement, malgré d’évidentes qualités, le joueur ne compte pas de sélection dans le XV de France et n’a joué aucune des trois finales du championnat de France disputées par de Stade français alors qu’il évoluait au club,  idem pour les deux finales européennes. Alors quoi ? Loin de moi l’idée de vouloir tirer à vue sur Raphael Poulain, il mérite davantage un coup de pouce qu’un coup de pompe dans le derrière, même si je trouve relecture de l’histoire totalement fantasmée. Simplement, cette publication aux allures de coup marketing ressemble au scénario d’une mauvaise télé-réalité. Celle d’un gars qui brille sur les terrains, un peu, et en dehors, comme il le concède lui-même, en frimant dans les nuits parisiennes et en jouant de cette image de dieu grec forgée à grand renfort de clichés évocateurs dans le calendrier des « Dieux du stade ». Puis qui se casse la figure à l’allure d’un TGV. Blessure, lâchage, rêve de comédie, échec dans la comédie puis… plus rien. Point de Superman dans cette triste histoire. Fallait-il en faire un livre ? Assurément, mais pour montrer aux aspirants à une carrière pro que celle-ci ne comporte pas la moindre assurance ; même à 8000 € comme l’évoque Raphael Poulain, c’est du sans filet. Il serait maintenant judicieux de demander à quelques pointures plus avisées ou mieux conseillées qui ont poursuivi des études pendant leur carrière, d’écrire leur livre. Les Jamie Roberts, Conrad Smith, Felipe Contepomi, Rodrigo Roncero pour ne citer que les plus médiatiques.

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8 responses

14 11 2011
Sandric

Il aurait dû appeler son livre « Quand je me prenais pour Superman »…
C’était un joueur parmi tant d’autres, jamais hors du lot comme beaucoup.
Il rêvait de rugby mais a été trop blessé. Il rêve de cinéma mais n’a pas le talent. Il a les tablettes de chocolat, Poulain. Mais ça ne fait pas un Superman.

14 11 2011
rugbyclub

vois avez gagnez la palme du meilleur titre, mais pas sûr que Poulain apprécie…

14 11 2011
Sandric

Vous avez gagné la palme de l’orthographe!!!

14 11 2011
Anonyme

COMMENT PEUT ON DESCENDRE UN GARCON QUI A TOUT DONNE POUR SON CLUB? QUI SANS JOUER LES FINALES A PARTICIPER AU PARCOURS ; aVANT DE CRITIQUER JE VOUS CONSEILLE DE LIRE CE LIVER QUI LUI EST BIEN ECRIT ET SANS FAUTES CONTRAIREMENT A VOTRE ARTICLE….

15 11 2011
Sandric

Relisez l’article M. « Anonyme ». Il ne tire pas à boulet rouge sur M.Poulain, au contraire. Il explique que beaucoup de joueurs de rugby (et c’est valable pour d’autres sports) sont pleins d’illusions quant à leur carrière. M.Poulain a bien évidemment participer à la vie sportive de son club et a beaucoup donné, mais les successions de blessures et la concurrence ont fait qu’il a dû arrêter sa vie sportive pour se consacrer à un métier, le show business, peut-être bien plus illusoire! Le fin mot de l’histoire c’est qu’il faut penser reconversion dans ces métiers, avant même de les commencer. M.Poulain était peut-être un super man, mais pas The Superman.

2 04 2012
R.P

J’aime à trouver ici et la des langues de putes qui ne comprennent rien à l’humain ni a ce sport et qui se permettent sous couvert d’une pseudo bonne plume de venir dégueuler leur chianlie sur le dos des autres sans même se regarder en face au préalable. Le principe du super héros est qu’il est et restera un mythe et qu’à aucun moment je ne me suis pris pour un autre que ce jeune picard qui débarquait à la capitale avec comme seules armes un corps et de l’insouciance. Votre pseudo article transpire la suffisance et, comme beaucoup d’humains à l’heure actuelle, vous vous permettez de venir me cracher à la gueule sans même ni me connaitre ni m’avoir rencontré. Je n’ai jamais fantasmé une carrière, je n’ai jamais rêvé d’être rugbyman de haut niveau et à aucun moment je ne regretterais une seule de mes blessures car j’assume tout ce que j’ai traversé. je n’ai jamais chopé la grosse tête, j’ai toujours respecté l’autre et venir me faire pisser dessus par un pseudo connaisseur de l’homme et de ce sport la c’est un peu fort (mais ça ne m’étonne pas). Et qu’un pauvre type vienne balancer que mon histoire est fantasmé, la, j’en reste pantois. Concernant le « coup marketing »: je fais parti de la génération frankenstein du rugby pro (la première d’ailleurs) et c’est peut être la première fois que quelqu’un se livre sur ce sujet (sans pour autant tirer à vue) avec toute son entièreté et son humanité. J’ai mis deux ans à l’écrire seul et une dernière année avec un type qui y a mis toute sa passion: Thomas Saintourens. La promo a été à l’image de nos investissements respectifs et il y a du monde qui a bosser pour cela. Alors en leurs noms à tous : je vous dis merde ! Vous ne connaissez rien à ma vie à la complexité du sport de haut niveau vous restez accroché à vos clichés sans même connaître le fond des choses. Vous n’avez aucun recul sur les évènements et sur vos propres vie et vous venez me chier dessus? C’est typiquement français ça! La fameuse science infuse pour les autres. Et vous? Elle vous dit quoi votre glace le matin? Quand à ce fameux Sandric qui se permet de dire que je n’ai pas de talent cinématographique, qui vient de me parler de cinéma et show-businnness, de reconversion, Si il a des leçons à donner j’aimerai qu’il me contacte qu’on en discute ! C’est fou ces types qui, sortis de nul par , bien cachés derrière leurs écrans d’ordinateur et au nom de la liberté d’expression, viennent pépères me chier dans les bottes. Je ne vous salue point et j’espère que vous réfléchirez à deux fois avant de vous prendre pour dieu ou un super héros de la plume ! une bonne claquante. Raphael Poulain

2 04 2012
Anonyme

M.Poulain. Juste ce mot pour m’excuser. Je ne tenais surtout pas a vous blesser, vous qui avez porté un maillot que je n’aurais jamais pu porter. Cracher sur la gueule d’un joueur, vous ou un autre ça n’est pas mon genre. En voulant placer un bon mot, parlons franchement, j’ai dit des conneries. Pardon. J’ai pris le temps par la suite de voir une interview de vous chez ruquier et j’ai découvert des choses. Même par écran interposé je vous souhaite le meilleur pour le futur.
Sandric

2 04 2012
rugbyclub

Cher Raphaël Poulain,
Vos mots me semblent un peu durs en regard de mon texte. Langue de pute ? Moqueur, je le reconnais. Vous cracher à la gueule ? Jamais je ne me le permettrai, même planqué derrière un ordinateur comme vous le dites. Que je vanne sur le terme Superman, j’en conviens et je persiste à dire qu’il s’agit d’un coup marketing. Pour la maison d’édition tout au moins, car pour vous j’ai tout à fait conscience que ce livre résonne comme un cri de révolte. Vous chier à la gueule, alors, là, non. J’exagère, je caricature, mais comme vous le faites en vous qualifiant de Superman, au second degré. J’aime trop le rugby et l’humain, contrairement à ce que vous croyez, pour « chier à la gueule » de quelqu’un qui a revêtu le maillot qui fut le vôtre.
Je ne vois pas bien ce que vous entendez par génération Frankenstein, mais à mon avis et c’est ce que je souligne dans la deuxième partie de mon modeste texte, si votre livre a une utilité, c’est bien celle de mettre en garde quelques jeunes trop rêveurs contre les sirènes d’une carrière pro. Alors, même si je me montre moqueur, même si je trouve le jeu de la promotion envahissant et vain, je persiste et signe à trouver que votre aventure rugbystique ressemble par beaucoup au scénario d’une télé-réalité. Avec, vous le dites vous-même, un jeune Picard avec des rêves plein la tête en guise de victime. N’avez-vous pas été le dindon d’une farce qui consiste à faire miroiter à un jeune homme les sommets, puis à le lâcher à poil dans la nature si la moindre blessure lui en barre le chemin. Peut-être aurais-je du insister davantage là dessus et jeter un voile sur mes sarcasmes, j’en conviens. Si mes propos vous ont semblé juste blessants, sachez que c’est pour dénoncer ces dérives par trop proches des méthodes du football, qu’ils furent écrits. En espérant avoir répondu à vos attaques, je me permets de vous saluer. Sans claquante, fut-elle virtuelle, qu’elle n’en serait pas moins déplacée.

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