Un succès dans la Pampa

24 06 2012

Après plus d’une décennie d’échec dans la Pampa, les Bleus ont retrouvé le chemin du succès. Il aura quand même fallu pour cela un premier revers et une équipe d’Argentine privée de quelques éléments d’importance ; au niveau de la composition, c’était grosso modo, Felipe Contepomi capitaine, buteur, et 14 minimes de l’école de rugby de Tucuman… Qu’importe, voilà qui devrait nous permettre de bomber à nouveau de torse, de se remémorer fièrement notre dernier hold-up en date (vice-champion du monde…) avant de commander un deuxième café-calva, et, probablement, de se compter parmi les favoris de la prochaine Coupe du monde. Quant à Philippe Saint-André, son bilan échappe de peu à une dégradation par Standard and Poor’s. Assez de mauvais esprit, place aux images de ce succès quasi thérapeutique.

 

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Pourquoi la victoire des Gallois nous fait le plus grand bien

22 03 2012

C'est qui les plus forts ?

Parce que ce sont eux les meilleurs pardi ! Comme dans les vieux films des années 50, les gentils gagnent à la fin. C’est aujourd’hui suffisamment rare pour sembler presque exotique. Depuis la Coupe du monde, les Gallois possèdent le jeu le plus abouti et plaisant de la (toute petite) planète rugby.

Parce que le XV de France doit se pencher sérieusement sur ses lacunes. L’équipe est depuis quelques mois vice-champion du monde. Mérite-t-elle ce titre ? Tout autant que Bernard Madoff le prix Nobel d’économie. A la fin du match contre les Gallois, certains cadres des Bleus expliquaient que deux ou trois occasions laissées en route leurs coûtaient le match. Peut-être, mais à trop l’emporter sans rien montrer,à trop gagner sur le fil,  la France en oublie ses carences. A force d’avoir le cul bordé de nouilles, c’est le XV de France Panzani que l’on tient. N’allez pas imaginer qu’il s’agit ici de conduire le procès de Marc Lièvremont ; le jeu des Bleus était soporifique bien avant sa prise de fonction. Le seul reproche que je lui ferai serait de n’avoir tenté de le réveiller que le temps de son premier Tournoi des 6 nations, avec beaucoup de maladresse. En clair, depuis 2003 et la fin du système des blocs de l’ère Laporte-Brunel, on s’ennuie, on s’assoupit, on se languit du Top 14. Qui a osé dire que le parcours en Coupe du monde du XV de France était aussi ennuyeux qu’un épisode de Derrick ? La presse néo-zélandaise, avec beaucoup de morgue, à la veille de la finale. Nous avons trouvé ça déplacé, odieux, arrogant… anglais quoi. C’était évidemment mal dit, mais depuis, il suffit que la France remporte ses deux premiers matchs du Tournoi pour que l’on envisage le dernier face au Pays-de-Galles comme une finale. Quelle suffisance ! D’autant, qu’en faisant les comptes le plus objectivement du monde, la France a battu les deux nations les plus faibles du Tournoi, basta.

Parce qu’il serait temps de trouver un nouveau souffle. Loin de nous l’idée de désigner tel trois quart usé ou tel avant à côté de ses pompes, vous n’avez pas besoin de nous pour  ça. En revanche, difficile de trouver que cette équipe de France tourne à plein régime. Avant le début du Tournoi des 6 nations, Philippe Saint-André a voulu faire confiance au groupe vice-champion du monde. Au nom de cette formidable aventure humaine qu’ils avaient vécue de l’autre côté du globe. Fallait-il qu’ils aient vraiment la tête à l’envers pour trouver quoi que ce soit de formidable dans ces interminables semaines ponctuées de matchs indigestes. Oui, ils se sont révoltés comme cet affreux Marc Lièvremont qui avait eu l’outrecuidance de les traiter de « sales gosses ». Dommage qu’ils n’aient pas montré la même fibre révolutionnaire en visionnant leur prestation depuis le revers argentin jusqu’au naufrage tongien en passant par le fiasco australien.

Parce qu’aujourd’hui beaucoup de fans de rugby préfèrent de loin le Top 14 au XV de France. Pire, hormis les occasionnels qui se se branchent sur le rugby pour les rencontres internationales, la quasi totalité des aficionados prennent plus de plaisir à disserter des heures sur les joutes franco-françaises que sur les sorties de nos internationaux.

Parce que le XV de France est largement capable de fournir autre chose que cette bouillie de rugby qu’il nous sert depuis… 2003. Les promesses d’un Fofana, d’un Maestri, le culot d’un Buttin, le flair d’un Yachvili, la puissance d’un Mas… il nous semble qu’il y a de quoi rêver, non ?





Berbizier bientôt viré ?

9 02 2012

L’affaire Chabal n’aura pas été un cas isolé ; Pierre Berbizier doit affronter la fronde de ses troupes. Combien de temps Jacky Lorenzetti, le président du Racing, va-t-il encore lui laisser ?Et s’il le vire, peut-il, voire doit-il réintégrer Sébastien Chabal dans l’effectif… A vous de le dire.





Boxe : Sonny Bill Williams gagne par arrêt de l’arbitre

9 02 2012

Le All Black Sonny Bill Williams a gagné un nouveau combat de boxe, son cinquième, et en moins d’un round, devenant le champion de Nouvelle-Zélande catégorie poids lourds. Face à Clarence Tillman, un peu grasouillet avec ses 128 kilos – contre 107 pour SBW – le rugbyman n’a pas tremblé longtemps. Avant même d’atteindre les deux minutes de combat, il a asséné à son adversaire une série de coups qui le firent vaciller au point de pousser l’arbitre à arrêter le combat. Ce titre de champion de Nouvelle-Zélanden ajouté à celui de champion du monde de rugby acquis moins de quatre mois avant, fait de Sonny Bill Williams un champion définitivement à part. Qui n’a pas fini d’en exaspérer certains ! Voici l’intégralité de ce match assez court.





AAA… merci !

2 01 2012

une agence de notationLe rapport tant attendu vient de tomber. Pour une fois, une agence de notation,  celle de WordPress en l’occurrence, aurait bien fait son boulot ? Il semblerait puisque nous voici triple A, ce qui reste malgré tout deux A de moins qu’une andouillette qui se respecte. En 2011, Rugbyclub a reçu 100 000 visites. Pas mal. Si le temps me le permettait, tiens, je vous inviterai tous à Aubrac-sur-Mer, la formidable table de mon ami Jacques, seulement il me semble que sa salle est moins grande que le Millénium de Cardiff. Même avec la terrasse mon Jacques ? « Et pardi conno ! »,  me répondra-t-il. Alors, allez-y juste de ma part, mais pas tous en même temps s’il vous plaît. Donc, 100 000, c’est grosso modo le double de l’an passé, 57 000 si Alzheimer me laisse encore en paix. Pas de quoi s’enflammer, quoique…, juste assez pour se dire qu’il faudra faire mieux en 2012. Comme les statisticiens sont de sacrés tordus mais qu’ils respectent l’Epiphanie, ils ont aussi désigné le roi du commentaire, en l’occurrence une reine, Fabienne. La couronne vous arrivera par pigeon voyageur dans les jours à venir chère amie. Enfin, une pensée pour nos lecteurs du bout du monde qui, à côté des Français, États-uniens, Belges et Anglais (les quatre nations les plus représentées, sans mauvaise blague), sont tout aussi fidèles, dans les îles Fidji, au Botswana ou au Costa Rica. N’ai-je rien oublié ? Ah si, excellente année 2012 ! Que vous souhaiter ? Que votre club favori remporte le Brennus, surtout si c’est le même que le mien.





Il s’agirait de déblayer devant sa porte

20 12 2011

Bien sûr certains, ici ou là, et peut-être même plus près encore (j’ai des noms), défendront ce geste, « viril mais correct ». Viril mais correct, vraiment ? Plutôt bas du front, même s’il sollicite le haut du crâne. Enfin, à ce moment, quelle que soit la partie utilisée, une chose est sûre, elle était vide. Les faits : Trevise se déplace à Biarritz après sa victoire surprise sur ses terres. Regroupement pépère à environ 40 mètres de la ligne italienne. Sur le côté du tas, Minto légèrement retenu par un basque  au sol s’en défait et décroche un monstrueux coup de tête sur le demi de mêlée du B.O. Lesgourgues. Certains osent nommer ça un déblayage… L’arbitre, M. Fitzgibbon, a vu juste en déblayant illico Minto. Le rugby est un sport de combat et blablabla et blablabla… Du combat, oui, des mêlées titanesques, des plaquages à couper le souffle, des mauls qui circulent sur l’autoroute, on en redemande, mais halte à ces agressions majeures qui deviennent des fautes mineures. Combien de joueurs déblaient aujourd’hui comme des scies circulaires ? Pour un Minto pris la main dans le sac, trop passent impunément à travers les mailles du filet et les yeux du corps arbitral. Combien de plaquages hauts sont désormais acceptés ? A moins de briser le nez ou la machoire, il semblerait qu’une certaine clémence soit désormais institutionnalisée. Et n’allez pas chercher ces tristes coutumes des îles pour justifier l’injustifiable ! Pourquoi une telle virulence ? Tout simplement parce que ces gestes constituent une vraie menace pour l’intégrité physique des joueurs puis, parce qu’ils ternissent l’image d’un sport autrement plus intéressant et complexe que ces jeux du cirque, pratiqués et applaudis, il est vrai, par des bouffons. La preuve en images…





On est gouvernés par des cons !

27 11 2011

« Qu’est-ce que tu veux que j’te dise mon pauvre Gégé, on est gouverné par des cons ! » C’est pas du Audiard, c’est du bistrot d’en face, mais ça n’en est pas moins pertinent pour autant. Pourquoi un tel coup de grisou ? Rien de grave, rassurez-vous, nous disposons toujours de notre triple A ; ce qui pour ma part constitue une vraie nouveauté au regard de mon parcours scolaire. Les faits : samedi 26 novembre, à quelques stations de métro du cœur de Londres, dans le cadre champêtre de Twickenham, un peu comme le stade du Pyanet à Hyères mais avec quatre rangées et six fauteuils de plus, les Barbarians accueillaient l’Australie. Épatant, depuis combien de temps étions nous sevrés de matchs internationaux ? Diantre, mais ça se compte en semaines ! Alors donc les Australiens comme un banc de retraités du Wisconsin qui se font l’Europe en six jours s’offrent une tournée sur le Vieux Continent. La semaine prochaine, ils affrontent Pays de Galles, comme pour la troisième place de la Coupe du monde. Formidable. Ensuite, s’ils continuent encore un peu à l’Ouest, ils pourront défier les terribles pêcheurs de Saint-Pierre-et-Miquelon. En laissant une telle tournée se mettre en place, l’IRB, l’instance mondiale (on est gouvernés…) envoie un signe fort à tous les clubs qui, à juste titre, s’alarment de la surcharge du calendrier, du mépris teinté d’une bonne lampée de condescendance. Les joueurs gallois qui viennent de retrouver leurs clubs devront-ils être libérés la semaine prochaine ? Sylvain Marconnet sélectionné avec les Barbarians ce week-end n’aurait-il pas été plus utile au Biarritz Olympique pour résister au Racing ? L’IRB s’n moque. Fut-elle présidée par un Français, Bernard Lapasset, elle joue le jeu du rugby sudiste avec une telle morgue que ça en devient gênant. Le Sud ne se préoccupe que de ses franchises et de ses équipes nationales. Jusqu’à quand l’Europe doit-elle se laisser dicter les règles ? La France et l’Angleterre disposent des meilleurs championnats domestiques et, surtout, d’une puissance financière capable d’infléchir quelques décisions. Comment ces deux nations vont-elles réagir à l’entrée de l’Argentine dans le tournoi du Sud, ex Tri Nations, aux côtés de la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud ? Elles emploient 90% de l’effectif international argentin qui s’absentera, du coup, pendant quatre mois et jouera 12 mois sur 12 pour assurer à la fois avec les clubs et la sélection nationale. Bien sûr, il était urgent d’inscrire les formidables Argentins dans un tournoi d’envergure, mais encore eut-il fallu le faire en tenant compte de la localisation de ses joueurs. Guy Novès et tous les entraîneurs peuvent bien pester après l’absence de leurs internationaux, français et étrangers, peu  importe à l’IRB. Qu’ils les paient et se taisent. A moins que l’IRB cherchent à nous pousser vers la solution des franchises. Une totale aberration de ce côté ci de l’Hémisphère. Tous les Brumbies – Bulls, les Crusaders – Sharks ne valent pas un pet de lapin devant une affiche à Mayol, une soirée à Jean-Dauger ou une fin d’après midi à Pierre-Antoine. Enfin, pour l’anecdote, l’Australie a écrasé les Barbarians 60 à 11, ce qui constitue à la fois la plus lourde défaite jamais encaissées par les Baa-Baa’s et un match sans le moindre enseignement. Sauf pour le caissier de Twichenham évidemment.