Bayonne ou le management pour les Nuls

23 01 2012

Le bouquin traînait sur un coin de table. Qui l’avait posé là ? Sûrement pas Jean-Pierre Elissalde dont les méthodes brutales à l’ancienne faillirent pousser une grande partie de l’effectif basque traumatisé chez le psy. Qui alors posa ce bouquin ? Mystère…  Le hic, c’est que Tchin-Tchin Afflelou y puise ses meilleures idées et les applique plus vite qu’une pervenche en train de verbaliser.

La dernière en date (à l’heure où vous lirez ces lignes, il en aura sûrement dégoté une nouvelle, excusez la lenteur de Rugbyclub), c’est une valse à deux temps, nommer un nouveau duo d’entraîneur puis avant même qu’ils aient diriger un match, annoncer celui qui le remplacera. En clair, Didier Faugeron et Denis Avril doivent sauver l’Aviron de la relégation, mais réussir cette mission aussi périlleuse ne leur vaudra rien de mieux qu’un « merci et au revoir » à la fin de la saison puisqu’il faudra faire place nette pour accueillir les Chris-Chris d’amour d’Agen, Christian Lanta et Christophe Deylaud. Les deux tandems se retrouvent dans des situations ubuesques. Pour la paire Faugeron-Avril, c’est partir à l’assaut de Fort Knox armé d’un cure-dent avec la perspective de décrocher le mérite agricole à titre posthume. La justice voudrait qu’ils touchent au moins une fortune pour cette mission ; la raison nous interdit d’applaudir à ce genre de pratique digne de mercenaires. D’autant qu’évoquer Bob Denard pour parler de Denis Avril, ça en fera doucement rigoler plus d’un ! S’il n’est pas estampillé « pilier pur basque » sur la carte d’identité (il est né dans les Deux-Sèvres), le gars voue une fidélité sans faille à la région depuis douze saisons.

Et le tandem Lanta-Deylaud, d’ores et déjà annoncé à l’Aviron pour la saison prochaine sous le nom de code de  » Chris-Chris chez Tchin-Tchin » que faut-il en penser ? D’abord que Lanta et Deylaud sont tourneboulés par la fin de leur histoire agenaise. N’est-ce pas un brin baroque de quitter une cylindrée encore sexy pour une guimbarde déjà dans le fossé, dont personne, aujourd’hui, ne peut dire si elle roulera l’an prochain sur l’autoroute ou une départementale.  Ensuite, que le SU Agen et son président réalisent presque six mois avant l’ouverture des transferts la pire bourde de la saison 2012-2013. Laisser filer le duo d’entraîneurs qui permet au club de titiller les champions avec un budget équivalent aux pourboires que laissent clermontois, toulousains et toulonnais lors de leurs déplacements, c’est bouleversant de naïveté, pour rester poli envers monsieur Tingaud, taulier d’Agen. Si les clubs qui marchent étaient ceux qui changent d’entraîneur comme de chemise, Guy Novès serait dans la Navale et Vern Cotter chauffeur de poids-lourds.





Pourquoi Elissalde a été viré de Bayonne : les vraies raisons

17 01 2012

Les messies disposent rarement d’un CDI. A l’Aviron bayonnais, Jean-Pïerre Elissalde n’a même pas eu le temps de signer sa feuille de présence, catégorie intérimaire. Mais le plus étonnant dans l’histoire, c’est que personne n’a encore donné les véritables raisons de son licenciement. Le coach n’aurait pas enrayé les mauvais résultats du club ? Laissez-moi pouffer ; en un mois et dix jours autant lui demander de redresser la Tour de Pise avec un tuteur pour géranium. Le fautif, le vrai, c’est bien sûr Mourad Boudjellal. Que vient faire le président toulonnais dans ce mic-mac basque ? Il ne fait rien qu’à embêter Alain Afflelou dans son grand dessein pour l’Aviron : être sacré le club le plus ingérable de France, la pire pétaudière de l’Ouest, devenir le chouchou des feuilles de choux. Il croyait avoir réussi son coup Tchin-Tchin. Son recrutement « 4 étoiles – 0 lumière » était en passe de faire oublier les touristes du Sud arrivés à Toulon la serviette de plage sur l’épaule (souvenez-vous Jerry Collins, Gonzalo Quesada…) ; sa capacité à virer les anciens ou les entraîneurs plaidaient en sa faveur. Devant de tels arguments, la presse en oubliait presque les fadas de la Rade. Mourad, lui, patientait, tranquille comme Baptiste, sûr de détenir l’arme fatale. Pan !,il dégaine la sodomie  un dimanche soir de janvier à Clermont-Ferrand. Avouez que côté surprise, Mourad a l’inspiration érectile. Tchin-Tchin en est resté comme deux ronds de flan avec l’Aviron qui pagaie à vide. Alors, pris de panique, il s’est mis à chercher un coup terrible pour mettre ce maudit Toulonnais K.O. Il a même failli lui piquer une de ses meilleures idées. Nous étions là lorsqu’il l’eût. Extraits.

– Pour sauver la patrie, je vais faire rejouer mon entraîneur. Mais si, comme Mourad avec Tana Umaga !,  s’est-il exclamé devant ses joueurs. La plupart ont acquiescé ; ils ne parlent que l’anglais ou le patois des Samoa du sud. Cédric Heymans, lui, a osé prendre la parole.

– Président, le Elissalde qui peut encore jouer, c’est Jean-Baptiste…

– C’est bien ce que je te dis, on va le refaire jouer ! Cédric, si tu parles pour rien dire, t’as qu’à retourner dans ton ancien club, le Stade toulonnais.

– Toulousain, président, le Stade ! Et le nôtre de Elissalde, c’est Jean-Pierre, le père.

– Tu es sûr de ce que tu avances, s’étonna alors Tchin-Tchin.

– Jean-Baptiste jouait encore à Toulouse avec moi il n’y a pas si longtemps ; Jean-Pierre le père, lui, évoluait en vétéran chez les Spécialistes, sur Canal+.

– … Vraiment ? Alors je le vire ! Y’a tromperie sur la marchandise ! J’aurais du embaucher Bernard Novès ou Guy Laporte !

Les joueurs non-francophone prirent alors la tangente, laissant dans la salle un effectif insuffisant pour une équipe de 7 et tout juste assez nombreux pour entamer une partie de rami. Nemia Tialata rejoignait le McDo de la route D’Arroussets où il vient de décrocher son tout premier titre, « Employé du mois de décembre » ; le directeur ne se rappelle pas l’avoir engagé mais la fréquence à laquelle il le croise en salle aussi chargé de hamburgers (139 kilos ça s’entretient) a fini de le convaincre, il n’a jamais eu meilleur employé pour débarrasser les plateaux. Quant à Sione Lauaki, il a repris son activité numéro 1, laissez des twitter à propos de tout et rien, mais pas à parts égales. Rokocoko, Tony de son prénom, est parti téléphoner à son frère Joe resté en Nouvelle-Zélande lui raconter ces derniers rebondissements ; les deux frères se sont félicités de cette supercherie, avant que Joe ajoute : « Si l’Aviron descend, tu proposes que je reste et on leur envoie papy Bill. Tu sais qu’il a de beaux restes pépé ! » Quant Mike Philips, son histoire avec la France ressemble à un drame depuis la mi-octobre et ce triste Pays-de-Galles / France dont il méritait de sortir vainqueur. Dire qu’il pensait l’oublier en jouant le haut de tableau à Bayonne… Dépité, il s’est vengé sur une bonne douzaine d’escargots. Comment ça, Rugbyclub délire ? On a la photo ! Et dire que tout ça part d’une vulgaire histoire de sodomie signée Mourad Boudjellal… Il va être impossible à défendre le président du RCT le 25 janvier prochain.

mike philips découvre les escargots

Mike Philips découvre les escargots.





Phases finales : vos pronostics

15 03 2011

A quelques journées de la fin du championnat, et pendant que le XV de France nous endort, l’heure est venue de parier sur les 6 heureux élus qui décrocheront une place européenne, quelques semaines de boulot supplémentaire et, pour le plus fort d’entre eux, un joli bout de bois… A vous de jouer.





Entre Perpignan et Bayonne, des poires bien mûres

15 03 2011

Pour ceux qui trouvent que le rugby s’est aseptisé, pour ceux qui croient que les joueurs ne se battent plus pour le maillot, quelques images des accrochages entre les gars de Perpignan et de Bayonne. Du sérieux pendant le match, ça passe encore, mais une fois la fin de la rencontre sifflée, ça tombe dans le minable. Quant aux entraîneurs, ils n’ont rien fait, semble-t-il, pour calmer les ardeurs. Grégory Le Corvec, tête d’affiche de cette foire aux poires, David Marty, que l’on espère aussi puncheur face aux Gallois, ainsi qu’Aretz Iguiniz et Jean-Joseph Marmouyet sont convoqués devant la commission de discipline… Quant à Rémy Martin, peu coutumier des seconds rôles dans ce genre de spectacle, il passe entre les gouttes…

 





La solution pour l’Aviron bayonnais

15 03 2011

Pro-Salagoïty ou Pro-Laporte-Afflelou, camarade, inutile de choisir ton camp ! La voici la solution, la vraie, la bonne pour l’Aviron bayonnais.

photo montage de Bernard Laporte et Francis Salaïgoty Transmis par quelque informateur zélé, ce photo-montage n’est pas l’œuvre de Rugbyclub mais d’un éminent photoshoppeur, dont je ne connais pas le nom, mais que je tiens à féliciter.





Le match du week-end…

10 03 2011

A votre avis, quel est le match du week-end ? Les belles affiches de Top 14, notamment entre Perpignan et Bayonne ou entre Castres et Clermont, passionneront-elles davantage les foules que le déplacement du XV de France en Italie ? Les audiences nous le diront, mais c’est bien là LE match de ce week-end : Top 14 / équipe de France ? Réponse dès lundi matin et avant dans notre sondage de la semaine…





L’habit de lumière des Bayonnais

17 02 2011

le maillot collector de BayonnePour accueillir le Stade toulousain le 5 mars prochain, l’Aviron bayonnais délocalisera non seulement la rencontre au stade d’Anoeta à Saint Sébastien, en Espagne, mais revêtira une tenue exceptionnelle. Ce maillot collector est un hommage au club de football de la Real Sociedad qui joue habituellement dans ces lieux. Cela suffira-t-il aux Espagnols pour se consoler de voir leur gazon mis à rude épreuve ? Enfin, qui dit maillot collector, dit bonne opération pour l’équipementier, la tunique est en vente sur le site du club, pour 75 €.