Il s’agirait de déblayer devant sa porte

20 12 2011

Bien sûr certains, ici ou là, et peut-être même plus près encore (j’ai des noms), défendront ce geste, « viril mais correct ». Viril mais correct, vraiment ? Plutôt bas du front, même s’il sollicite le haut du crâne. Enfin, à ce moment, quelle que soit la partie utilisée, une chose est sûre, elle était vide. Les faits : Trevise se déplace à Biarritz après sa victoire surprise sur ses terres. Regroupement pépère à environ 40 mètres de la ligne italienne. Sur le côté du tas, Minto légèrement retenu par un basque  au sol s’en défait et décroche un monstrueux coup de tête sur le demi de mêlée du B.O. Lesgourgues. Certains osent nommer ça un déblayage… L’arbitre, M. Fitzgibbon, a vu juste en déblayant illico Minto. Le rugby est un sport de combat et blablabla et blablabla… Du combat, oui, des mêlées titanesques, des plaquages à couper le souffle, des mauls qui circulent sur l’autoroute, on en redemande, mais halte à ces agressions majeures qui deviennent des fautes mineures. Combien de joueurs déblaient aujourd’hui comme des scies circulaires ? Pour un Minto pris la main dans le sac, trop passent impunément à travers les mailles du filet et les yeux du corps arbitral. Combien de plaquages hauts sont désormais acceptés ? A moins de briser le nez ou la machoire, il semblerait qu’une certaine clémence soit désormais institutionnalisée. Et n’allez pas chercher ces tristes coutumes des îles pour justifier l’injustifiable ! Pourquoi une telle virulence ? Tout simplement parce que ces gestes constituent une vraie menace pour l’intégrité physique des joueurs puis, parce qu’ils ternissent l’image d’un sport autrement plus intéressant et complexe que ces jeux du cirque, pratiqués et applaudis, il est vrai, par des bouffons. La preuve en images…





On est gouvernés par des cons !

27 11 2011

« Qu’est-ce que tu veux que j’te dise mon pauvre Gégé, on est gouverné par des cons ! » C’est pas du Audiard, c’est du bistrot d’en face, mais ça n’en est pas moins pertinent pour autant. Pourquoi un tel coup de grisou ? Rien de grave, rassurez-vous, nous disposons toujours de notre triple A ; ce qui pour ma part constitue une vraie nouveauté au regard de mon parcours scolaire. Les faits : samedi 26 novembre, à quelques stations de métro du cœur de Londres, dans le cadre champêtre de Twickenham, un peu comme le stade du Pyanet à Hyères mais avec quatre rangées et six fauteuils de plus, les Barbarians accueillaient l’Australie. Épatant, depuis combien de temps étions nous sevrés de matchs internationaux ? Diantre, mais ça se compte en semaines ! Alors donc les Australiens comme un banc de retraités du Wisconsin qui se font l’Europe en six jours s’offrent une tournée sur le Vieux Continent. La semaine prochaine, ils affrontent Pays de Galles, comme pour la troisième place de la Coupe du monde. Formidable. Ensuite, s’ils continuent encore un peu à l’Ouest, ils pourront défier les terribles pêcheurs de Saint-Pierre-et-Miquelon. En laissant une telle tournée se mettre en place, l’IRB, l’instance mondiale (on est gouvernés…) envoie un signe fort à tous les clubs qui, à juste titre, s’alarment de la surcharge du calendrier, du mépris teinté d’une bonne lampée de condescendance. Les joueurs gallois qui viennent de retrouver leurs clubs devront-ils être libérés la semaine prochaine ? Sylvain Marconnet sélectionné avec les Barbarians ce week-end n’aurait-il pas été plus utile au Biarritz Olympique pour résister au Racing ? L’IRB s’n moque. Fut-elle présidée par un Français, Bernard Lapasset, elle joue le jeu du rugby sudiste avec une telle morgue que ça en devient gênant. Le Sud ne se préoccupe que de ses franchises et de ses équipes nationales. Jusqu’à quand l’Europe doit-elle se laisser dicter les règles ? La France et l’Angleterre disposent des meilleurs championnats domestiques et, surtout, d’une puissance financière capable d’infléchir quelques décisions. Comment ces deux nations vont-elles réagir à l’entrée de l’Argentine dans le tournoi du Sud, ex Tri Nations, aux côtés de la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud ? Elles emploient 90% de l’effectif international argentin qui s’absentera, du coup, pendant quatre mois et jouera 12 mois sur 12 pour assurer à la fois avec les clubs et la sélection nationale. Bien sûr, il était urgent d’inscrire les formidables Argentins dans un tournoi d’envergure, mais encore eut-il fallu le faire en tenant compte de la localisation de ses joueurs. Guy Novès et tous les entraîneurs peuvent bien pester après l’absence de leurs internationaux, français et étrangers, peu  importe à l’IRB. Qu’ils les paient et se taisent. A moins que l’IRB cherchent à nous pousser vers la solution des franchises. Une totale aberration de ce côté ci de l’Hémisphère. Tous les Brumbies – Bulls, les Crusaders – Sharks ne valent pas un pet de lapin devant une affiche à Mayol, une soirée à Jean-Dauger ou une fin d’après midi à Pierre-Antoine. Enfin, pour l’anecdote, l’Australie a écrasé les Barbarians 60 à 11, ce qui constitue à la fois la plus lourde défaite jamais encaissées par les Baa-Baa’s et un match sans le moindre enseignement. Sauf pour le caissier de Twichenham évidemment.





Les essais de la semaine….

4 01 2011

Retour de notre rubrique l’essai de la semaine, mais au pluriel cette fois avec les six réalisations du match entre le Rugby club toulonnais et le Biarritz olympique. La palme de l’exploit individuel revient à Ian Balshaw pour le premier essai du B.O. ; les essais toulonnais, eux, sont nettement plus collectifs, avec une mention spéciale pour le deuxième de Rudi Wulf où la ligne de trois-quart toulonnaise très en profondeur fait des merveilles. Il est d’ailleurs curieux de constater à quel point les Rouge et Noir hésitent à déployer leur jeu de ligne alors qu’il constitue le véritable atout de cette équipe.





Geste de fou : Dimitri Yachvili

9 11 2010

Lors de la deuxième journée de H Cup, Biarritz reçoit l’Ulster. La deuxième mi-temps est splendide, grâce notamment aux inspirations de Dimitri Yachvili. Sur cette action, sa passe à l’aveugle permet à Sylvain Marconnet de filer à l’essai.





H Cup, les meilleurs essais

25 10 2010

Shane Williams file à l'essai, comme d'hab'.

Voici une sélection des plus beaux essais de la deuxième journée de H Cup. Il y a de quoi s’émerveiller  et, surtout, constater que tant au niveau de la vitesse que de l’engagement, la H Cup du Nord n’a rien à envier au Super 14 sudiste. Les plus belles réalisations ? Les essais du Biarritz Olympiques sont d’une incroyable fluidité, la feinte de passe à l’arbitre de touche du demi de mêlée d’Edimbourg, les inspirations de Castres, la vitesse de Shane Williams… impossible de trancher !





Le B.O. vu de l’intérieur

17 05 2010

Une bande annonce alléchante sur l’aventure du Biarritz Olympique en H Cup. Vivement le film entier…





Quelle fin de saison pour le Stade Français et le BO ?

28 01 2010