Betsen, le jubilé en coulisses

6 06 2012

Certains d’entre vous me l’ont fait remarquer à juste titre et avec une pointe de reproche qui m’alla droit au cœur, « c’est calme en ce moment ton blog ». J’en conviens. Pour nous faire pardonner, voici un reportage exclusif de nos envoyés spéciaux à Biarritz pour le jubilé du formidable Serge Betsen.  Place aux images…

Un jubilé certes, mais pas sans une séance de motivation dans les vestiaires où l’on reconnait entre autre Olivier Roumat

Olivier Magne et Nicolas Delage jubilent eux aussi, persuadés qu’ils jouent en H Cup.

Présent aussi pour l’occasion, Yann Delaigue affiche un chic intemporel.

Mais à qui appartiennent ces crampons ? A un Bleu en partance de l’USAP pour le RCT, particulièrement heureux de les rechausser.

Hugo Bonneval, présent dans le XV de Serge Betsen,immortalise les vestiaires.

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Télé : le rugby au top

3 01 2012
les 101 dalmatiens devant la télé

Un chien, deux chiens, trois, quatre... et 15,4 millions de téléspectateurs devant la finale de la Coupe du monde

Dans le petit monde de la télé, ces chiffres font la pluie, le beau temps et parfois quelques tempêtes. Les audiences définissent ceux qui ont droit de rouler des mécaniques et, au passage, d’appliquer le tarif haute saison toute l’année à leurs écrans publicitaires. Vous imaginez donc l’importance du Top 100 des audiences télé 2011. Outre le fait que TF1 truste 99 places, Rugbyclub retient deux choses essentielles de ce classement. D’abord que c’est la finale de la Coupe du monde entre la Nouvelle-Zélande qui a réalisé la plus forte audience de l’année avec 15,4 millions de téléspectateurs devant leur poste un dimanche matin. En 2010, les footballeurs pour leur Mondial n’avaient jamais atteint un tel score, avec pourtant des horaires de diffusion nettement plus avantageux puisqu’en prime-time, le fameux 20h30. Outre cette première place, c’est la 87e qu’il faut aussi observer, celle qui a permis à France 2 d’empêcher TF1 de truster les 100. A qui la chaîne publique doit cet exploit ? A Frédéric Lopez avec son « Rendez-vous en terre inconnue » qui avait pour invité… Fred Michalak ! En clair, en 2011, pour faire de l’audience, il fallait un ballon ovale.

Enfin, les responsables de Canal + attendaient de bonnes tendances lors du boxing day le 31 décembre ; les chiffres leurs ont donné raison. Le match entre Biarritz et Toulon a attiré plus de 820 000 téléspectateurs. Pas de quoi figurer dans le Top 100 des audiences, mais largement assez pour compter parmi les bonnes audiences de la chaîne cryptée en général et les très bonnes du rugby.





Bilan, à mi-saison mais en totale mauvaise foi

3 01 2012

L'homme qui veut plus faire parler de lui que Mourad Boudjellal...

Cette première partie du championnat nous aura appris une chose : il est un poste où le Top 14 compte un nombre de truffes à enrhumer un cochon truffier, les présidents. Entre une Coupe du monde à gérer au mieux, des joueurs dont ils ne savent pas très bien s’ils sont géorgiens ou sud-africains et des stars vendues comme des bolides mais motorisées comme une Ami 8, ils se sont lancés dans une ébouriffante course à la décision la plus stupide. Une course menée tambour battant par une flèche, Alain Afflelou. S’est-on jamais autant gaussé de l’Aviron bayonnais que depuis son arrivée ? Après avoir viré l’ancienne équipe dirigeante, qui avait pourtant fait du bon boulot, Tchin-Tchin a fait son marché avec une pancarte « go-go » punaisée sur son dos. Les agents n’en demandaient pas tant. Il y en eut même un pour lui refiler à prix d’or un pilier à l’AOC All Black, mais plus efficace au McDo qu’en mêlée fermée. Attention, pas de jugement hâtif, lorsqu’il aura retrouvé son poids de forme, celui du dernier tracteur Massey-Fergusson, vous allez voir ce que vous allez voir… Toujours est-il qu’avec quatre All Blacks (du jamais vu dans un club français, même à Toulon), le demi de mêlée gallois Mike Philips et l’as de la relance Heymans, son Aviron joue les voitures balais dans les profondeurs du classement. Heureusement, Alain Afflelou connaît si bien le rugby, qu’il avait la solution miracle : virer les entraîneurs. Malgré l’arrivée de l’excellent Jean-Pierre Elissalde, l’encéphalogramme reste plat.

Qu’il se rassure, Alain Afflelou n’est pas seul. Dans le genre grosse écurie qui bafouille son rugby, Perpignan le talonne de près. Un effectif pléthorique et stable, des stars, un public… 2011-2012 aurait pu être une saison « sang et or ». Surtout que pour remplacer le magicien Brunel, le président Paul Goze avait trouvé la perle rare, Jacques Delmas. Seulement plutôt que de le laisser travailler et, surtout, imposer ses vues, Goze l’a viré avant qu’il ait le temps de salir son suvet’. Pourquoi l’a-t-il recruté alors ? Le résultat ? Nib’ ! L’Usap se morfond dans la deuxième partie de tableau. Paul Goze a écouté ses joueurs. Fallait pas.

"Dis Christian, tu sais par où se tire d'ici ?" "J'en sais rien, moi Christophe, j'voulais pas partir..."

Autre cas stupéfiant, Agen. Budget riquiqui, pas de recrutement tapageur, pas d’ailier All Black « qui a été excellent si si mais c’était en 2002 avant qu’il se fasse amputer de la jambe droite », et pourtant le SUA virevolte parmi les six premiers, dans les places qualificatives pour la H Cup. Du coup, Alain Tingaud s’est dit, probablement pensait-il alors à Alain Afflelou, « il faut que je vire Christophe Deylaud et Christian Lanta. » Logique, ses deux entraîneurs, fidèles pami les fidèles d’Armandie, sont responsables de ce petit miracle. Du coup, la fin de saison devrait être celle des grands départ du côté des joueurs.  En attendant, contre vents et marrées, Lanta, Deylaud et leurs joueurs tracent leur route la tête haute. Mais à propos, en attendant quoi ? Un coach sud af’ ou australien au CV douteux et qui n’aura même le temps de voir mûrir les pruneaux.

Un temps, Jacky Lorenzetti du Racing s’est demandé s’il n’allait pas rejoindre la partie. Juste pour voir comme disent les joueurs de poker, il a viré l’excellent Simon Mannix, auquel le club francilien doit une fière chandelle. Pourquoi le licencier alors qu’il l’avait renouvelé dans ses fonctions quelques semaines plus tôt et que l’équipe ne traversait qu’une légère perturbation ? Hein, Jacky, pourquoi ? La réponse est simple : Lorenzetti auraut causé avec Afflelou. Comme toujours, l’entraîneur trinque, tchin-tchin.

Enfin, à l’opposé de ces excités du licenciement sec, Serge Blanco décroche la palme d’or du « J’maîtrise mes nerfs ». Alors que le Biarritz Olympique traverse une crise sans précédent, le président maintient sa confiance à l’entraîneur en chef Patrice Lagisquet et à tout le staff. Chapeau bas. Seulement là encore, il y a une raison cachée. Le fossé Biarritz – Bayonne, ça ne vous dit rien ? Tiens, même si Alain Afflelou et Serge Blanco devaient boire un café ensemble pour sauver le monde, je ne suis pas sûr qu’ils arriveraient ensemble jusqu’au comptoir.





Harinordoquy, la grande gêne

30 11 2011

Mercredi matin, au sommaire du journal 8.00 de France Inter, « le derby basque a tourné au pugilat ». Le journal le plus écouté de la station qui s’intéresse à un match Biarritz-Bayonne en retard d’une journée lambda du Top 14, il fallait au moins un pugilat pour ça. Un pugilat ? Pourquoi pas un génocide. Convoquez la cour pénale internationale et envoyez moi quelques biarrots et autant de bayonnais cirer les bancs où se pressèrent les Milosevic, Mbarushimana et autres amis de la paix entre les peuples, ceux-là même qui excellent à jouer un derby. De pugilat, en réalité, il n’y eut pas. En revanche, l’accrochage de la sixième minute entre Imanol Harinordoquy et Jean-Jo Marmouyet amena deux situations très embarrassantes. La première pour Bayonne qui venait de marquer un essai sur la même action et qui, finalement, se le verra refuser à cause du comportement de Jean-Jo Marmouyet, tenu pour responsable de la bagarre par les arbitres. L’essai accordé aurait probablement changé la physionomie de la rencontre, remportée par Biarritz de deux petits points (21-19). La seconde, plus embarrassante encore, a mis Imanol Harinordoquy dans une position impossible : l’irruption sur la pelouse de son père Lucien venu distribuer quelques châtaignes pour défendre son fils. La bagarre entre les joueurs était jusqu’à son arrivée d’un convenu désespérant. Du pif-paf-poum de seconde main. Le paternel du troisième ligne international qui fonce là dedans le poing vengeur, ça vous offre tout de suite les gros titres. Au delà du geste consternant, c’est surtout à ce pauvre Imanol qu’il faut penser. Il s’engage pour les dix piges à venir sur la file de gauche de l’autoroute des vannes, celle des véhicules rapides. « Il t’a fait un bisou avant le match ton papa ? » « Tu le diras pas à ton papa que je t’ai plaqué »… Sincèrement, je n’aimerais pas être à sa place. Dans l’histoire, il a la chance que Sylvain Marconnet, fin dialoguiste, joue à ses côtés.





Astro 2011, les prévisions de Rugbyclub…

31 12 2010

A l’heure où tous les magazines nous abreuvent de best-of et de rétrospectives, Rugbyclub tente un cad-deb’ avec un Spécial Astro 2011, un peu comme dans les magazines féminins, mais bien moins universel puisque destinés uniquement à une quinzaine de figures du monde rugbystique – qui je l’espère sauront se montrer généreuse pour cette consultation gratuite. Place donc au premier astrovale, mi-prévision, mi-souhait, mais 100% véridique puisque réalisé par un extralucide diplômé de l’Université de Voyance d’Oxford.

Bélier (21 mars, 20 avril). Votre vie sociale est survoltée. Né Bélier et un lendemain de premier avril, ça ne pouvait être que James Haskell. Après le calendrier des Dieux du Stade, des recettes de cuisine sexy… un retour pour de bon dans le XV de la Rose ? Et toujours autant de blagues stupides sur Twitter… Ne changez rien James !

Taureau (21 avril, 20 mai). Vos audaces vous rapportent. Combien ? 10 millions de spectateurs dans les salles pour Philippe Guillard (13 mai) et son « Fils à Jo ». Pourquoi pas 22 millions pour détrôner « Titanic » et « Bienvenue chez les Ch’tis » ? Après tout, Vincent Moscato est aussi drôle que Kad Merad et Gérard Lanvin beau comme Leonardo DiCaprio, non ?

Gémeaux (21 mai, 21 juin). Vos projets aboutissent, mais vous voyez toujours plus haut. Des Gémeaux, il en fallait forcément deux. Avec un même but. Jonny Wilkinson (25 mai) et Mourad Boudjellal (5 juin) se verraient bien soulever le même bout de bois, dix-neuf ans après un certain Eric Champ… On leur souhaite aussi, seulement si ça devait arriver, quel serait le prochain objectif du président du RCT ? La Coupe du monde à Mayol, con !

Cancer (22 juin, 22 juillet). Enfin de la stabilité dans vos relations de travail. Des centres avec des automatismes, un jeu de ligne digne de son standing… Emile Ntamak (25 juin) doit en rêver. Et si ça marchait, enfin.

Lion (23 juillet, 23 août). Tel Midas, tout ce que vous touchez se transforme en or, mais attention à ne pas trop vous disperser.  Sonny Bill Williams avait été la révélation du Top 14, en cinq matchs, il a quasiment gagné sa place au centre de l’attaque des All Blacks. Pourquoi diable alors s’offrir un combat de boxe ? On le sait déjà que vous avez des biscottos d’acier Sonny. Enfin, d’un autre côté, Rugbyclub n’est pas prêt de vous reprocher quoi que ce soit tant vous amenez des lecteurs à ce blog !

Vierge (24 août, 22 septembre). Vous n’avez jamais été aussi calme, que se passe-t-il ? Une passounette d’arme par ci, une piquounette par là, de la mesure en veux-tu en voilà, Serge Blanco (31 août) dans les habits de président du B.O., c’est le cousin du Dalaï Lama. Seulement en 2011, il pourrait voir orange si les résultats ne suivaient pas.

Balance (23 septembre, 22 octobre). Des voyages lointains vous attendent. Un billet pour la Nouvelle Zélande pour Fred Michalak (16 octobre) ? Pas encore sûr, mais un billet pour le Vietnam avec Frédéric Lopez pour un magnifique « Rendez-vous en terre inconnue », c’est sûr et même fait. Rendez-vous fin janvier pour la diffusion sur France 2. Et pour la Nouvelle Zélande, il peut prendre une option sur le billet Fred ?

Scorpion (23 octobre, 21 novembre). Vos convictions sont inébranlables, mais l’heure du verdict approche. Aurez-vous raison envers et contre tous ? Raymond Domenech y aurait vu un signe des astres, une indication tactique et un début de composition d’équipe. Marc Lièvremont (28  octobre) le sait-il seulement ? Il est Scorpion, comme Thierry Dussautoir (18 novembre).

Sagittaire (22 novembre, 21 décembre). Tout le monde vous réclame, sachez résister. Assurances, voitures, parfum, jeux, vêtements… quelle marque ne se sont pas encore offert les services de Sébastien Chabal (8 décembre) ? Pampers et Gillette. La première planche sur un concept, la seconde sur un gros coup.

Capricorne (22 décembre, 19 janvier). Sachez vous imposer comme le patron à la maison. Et si Jean-Pierre Lux (5 janvier) osait dire à ses amis irlandais de l’ERC que le coude de O’Connell et le poing de Cudmore méritent la même attention et les mêmes sanctions.

Verseau (20 janvier, 18 février). Vous accablez trop vite vos collègues de travail. Non Guy Novès (5 février) la Coupe du monde 2011 n’est pas juste là pour enquiquiner le Stade toulousain lors du championnat 2012 ; non, le calendrier de la saison 2012-2013 n’a pas été conçu contre les clubs qui ont beaucoup d’internationaux. Enfin, pas encore.

Poissons (19 février, 20 mars). La vie peut aussi vous sourire, arrêtez de tirer la tronche. Les dernières victoires du XV de la Rose n’auront pas mis un sourire sur le visage de Martin Johnson (9 mars). Elles étaient pourtant plaisantes à suivre. Qu’attend l’entraîneur anglais pour se réjouir. Le 23 octobre prochain ? Ou un rôle de méchant dans le prochain James Bond ?





Top 14, vos pronostics…

9 12 2010

A l’heure d’une énième pause dans le championnat et alors que la phase aller est bouclée, Rugbyclub vous propose de voter pour les clubs que vous imaginez dans les 6 premiers à l’issue des 26 rencontres de championnat…





H Cup, le programme télé

5 10 2010

Marre des écrans plats ?

Si vous voulez jouer les ours ce week-end et rester planté devant votre téléviseur, bonne nouvelle, c’est possible ! La preuve, par le programme. Vendredi 8 à 18.30 sur Eurosport Agen-Gloucester puis à 20.45 sur Canal+ Sport : Northampton-Castres (rediffusé le samedi matin sur la même chaîne à 10.35 pour tous ceux qui ont choisi de dîner avec des amis le vendredi) ; samedi 9 à 14.35 sur Canal+ Toulon-Ospreys (rediffusé notamment sur Canal+ Sport à 21.00), à 16.25 sur France 2 Clermont-Saracens ; à 22.30 sur Sport+ Scarlets – Perpignan. Dimanche 10 à 15.55 sur France 2 Toulouse-London Wasps, à 14.00 sur Sport+ Bath-Biarritz (rediffusé à 20.45 sur Canal+ Sport). Et si à 19.00, vous êtes las de la Hu Cup, Lyon-Grenoble en Pro D2, c’est sur Sport+ et Bayonne-Halequins c’est du Challenge Européen à 20.45 sur Eurosport. Bon week-end !