Un succès dans la Pampa

24 06 2012

Après plus d’une décennie d’échec dans la Pampa, les Bleus ont retrouvé le chemin du succès. Il aura quand même fallu pour cela un premier revers et une équipe d’Argentine privée de quelques éléments d’importance ; au niveau de la composition, c’était grosso modo, Felipe Contepomi capitaine, buteur, et 14 minimes de l’école de rugby de Tucuman… Qu’importe, voilà qui devrait nous permettre de bomber à nouveau de torse, de se remémorer fièrement notre dernier hold-up en date (vice-champion du monde…) avant de commander un deuxième café-calva, et, probablement, de se compter parmi les favoris de la prochaine Coupe du monde. Quant à Philippe Saint-André, son bilan échappe de peu à une dégradation par Standard and Poor’s. Assez de mauvais esprit, place aux images de ce succès quasi thérapeutique.

 

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Seven à Hong Kong, le sacre des Fidji

27 03 2012

Les Français n’ont guère brillé du côté de Hong Kong lors du tournoi de Rugby à VII le plus populaire de la planète, n’accédant même pas aux quarts de finale. Faut-il s’en étonner ? Ce serait faire preuve d’une hypocrisie à l’épreuve des balles tant la discipline suscite peu d’intérêt dans l’Hexagone, tant au niveau de la Fédération que du public. La finale de la compétition a opposé la Nouvelle-Zélande aux îles Fidji. Là encore rien de bien original. Inutile de recourir à madame soleil pour connaître à l’avance cette affiche, seul le résultat constituait une inconnue. Ce sont finalement les Fidjiens qui se sont imposés par 35 à 28. Un score fleuve dans une durée minime ; pour mémoire, les rencontres de rugby à 7 durent un quart d’heure. S’ils jouaient 80 minutes, ce serait des scores de basket qu’ils inscriraient ! Nous vous avions proposé il y a quelques jours la bande-annonce de la compétition, voici donc un long résumé (7 minutes) de la finale.





Pourquoi la victoire des Gallois nous fait le plus grand bien

22 03 2012

C'est qui les plus forts ?

Parce que ce sont eux les meilleurs pardi ! Comme dans les vieux films des années 50, les gentils gagnent à la fin. C’est aujourd’hui suffisamment rare pour sembler presque exotique. Depuis la Coupe du monde, les Gallois possèdent le jeu le plus abouti et plaisant de la (toute petite) planète rugby.

Parce que le XV de France doit se pencher sérieusement sur ses lacunes. L’équipe est depuis quelques mois vice-champion du monde. Mérite-t-elle ce titre ? Tout autant que Bernard Madoff le prix Nobel d’économie. A la fin du match contre les Gallois, certains cadres des Bleus expliquaient que deux ou trois occasions laissées en route leurs coûtaient le match. Peut-être, mais à trop l’emporter sans rien montrer,à trop gagner sur le fil,  la France en oublie ses carences. A force d’avoir le cul bordé de nouilles, c’est le XV de France Panzani que l’on tient. N’allez pas imaginer qu’il s’agit ici de conduire le procès de Marc Lièvremont ; le jeu des Bleus était soporifique bien avant sa prise de fonction. Le seul reproche que je lui ferai serait de n’avoir tenté de le réveiller que le temps de son premier Tournoi des 6 nations, avec beaucoup de maladresse. En clair, depuis 2003 et la fin du système des blocs de l’ère Laporte-Brunel, on s’ennuie, on s’assoupit, on se languit du Top 14. Qui a osé dire que le parcours en Coupe du monde du XV de France était aussi ennuyeux qu’un épisode de Derrick ? La presse néo-zélandaise, avec beaucoup de morgue, à la veille de la finale. Nous avons trouvé ça déplacé, odieux, arrogant… anglais quoi. C’était évidemment mal dit, mais depuis, il suffit que la France remporte ses deux premiers matchs du Tournoi pour que l’on envisage le dernier face au Pays-de-Galles comme une finale. Quelle suffisance ! D’autant, qu’en faisant les comptes le plus objectivement du monde, la France a battu les deux nations les plus faibles du Tournoi, basta.

Parce qu’il serait temps de trouver un nouveau souffle. Loin de nous l’idée de désigner tel trois quart usé ou tel avant à côté de ses pompes, vous n’avez pas besoin de nous pour  ça. En revanche, difficile de trouver que cette équipe de France tourne à plein régime. Avant le début du Tournoi des 6 nations, Philippe Saint-André a voulu faire confiance au groupe vice-champion du monde. Au nom de cette formidable aventure humaine qu’ils avaient vécue de l’autre côté du globe. Fallait-il qu’ils aient vraiment la tête à l’envers pour trouver quoi que ce soit de formidable dans ces interminables semaines ponctuées de matchs indigestes. Oui, ils se sont révoltés comme cet affreux Marc Lièvremont qui avait eu l’outrecuidance de les traiter de « sales gosses ». Dommage qu’ils n’aient pas montré la même fibre révolutionnaire en visionnant leur prestation depuis le revers argentin jusqu’au naufrage tongien en passant par le fiasco australien.

Parce qu’aujourd’hui beaucoup de fans de rugby préfèrent de loin le Top 14 au XV de France. Pire, hormis les occasionnels qui se se branchent sur le rugby pour les rencontres internationales, la quasi totalité des aficionados prennent plus de plaisir à disserter des heures sur les joutes franco-françaises que sur les sorties de nos internationaux.

Parce que le XV de France est largement capable de fournir autre chose que cette bouillie de rugby qu’il nous sert depuis… 2003. Les promesses d’un Fofana, d’un Maestri, le culot d’un Buttin, le flair d’un Yachvili, la puissance d’un Mas… il nous semble qu’il y a de quoi rêver, non ?





Ici Cardiff !

16 03 2012

Les Français avaient un peu vite cru qu’il s’agirait d’une finale. La rencontre entre le Pays-de-Galles et la France du samedi 17 mars revêt finalement une importance capitale pour les seuls Gallois, en quête de leur troisième Grand Chelem depuis 2005. Dommage tant ce déplacement sur ces terres de l’ouest du Royaume Uni vaut le détour. Un stade, le Millennium Stadium, absolument splendide au cœur de la ville, et non échoué en pleine zone industrielle comme le Stade de France, vaisseau extra-terrestre qui aurait foiré son atterrissage, une ambiance extraordinaire, des pubs à chaque coin de rue et des Gallois très accueillants, difficile de résister aux charmes d’un déplacement à Cardiff. Voici en images ce qui attend le XV de France et ses supporters demain…

Le Millennnium vu de l'intérieur à quelques minutes du coup d'envoi.

Les joueurs gallois à l'échauffement...

... et leurs supporters, à l'échauffement aussi.

Pour accéder au stade, le bus des adversaires fend la foule, la route ouverte par des policiers à cheval.

 

Enfin, si les pigeons qui se posent depuis le début du Tournoi pendant les matchs sur la pelouse du Stade de France vous exaspèrent, sachez qu’ils n’auraient aucune chance de le faire au Millennium. Pas plus que les mouettes du port voisin d’ailleurs. Pourquoi ? Le toit rétractable du stade n’y est pour rien. Le Millennium a en fait un pensionnaire un peu spécial, un faucon qui empêche à tous les autres volatiles la moindre incursion. Son petit nom ? Probablement le Faucon Millennium.





Tournoi 2012, et le gagnant est…

14 03 2012

Samedi, les Gallois peuvent décrocher leur troisième Grand Chelem du siècle. Hormis priver ces derniers de ce nouveau sacre, les Français, eux, n’ont plus grand chose à espérer ; logique vu leurs prestations depuis plus d’un an. Quant aux Anglais, ils peuvent encore rêver de terminer sur la plus haute place du podium si les Bleus passent une correction aux Gallois et qu’ils atomisent les Irlandais, histoire de rattraper leur large retard au niveau de la différence entre points marqués et points encaissés. Laquelle de ces hypothèses a votre faveur ?





France – Angleterre, le naufrage en chiffres

12 03 2012

Nos amis de RuggerBlogger ont encore bossé d’arrache-pieds pour nous proposer une analyse en chiffres de la défaite du XV de France face aux hommes de Stuart Lancaster. Qu’en ressort-il ? La vérité des chiffres s’est pris les pieds dans le tapis tant les statistiques donnent l’avantage à la France. Hormis sur quelques points (de détails) comme les plaquages ou la fiabilité des buteurs, la France domine l’Angleterre dans la plupart des secteurs. La touche, la mêlée, la possession, les turn-overs, les ballons joués dans les 22 adverses… la plupart des voyants sont au vert pour les Français. L’explication de cette défaite se trouve ailleurs.

En prenant ses fonctions, Philippe Saint-André a voulu s’appuyer sur le groupe vice-champion du monde. Il l’a fait, mais comme le dit groupe était aussi celui qui s’était montré d’une indigence rare devant les Tonga et plutôt chanceux face aux Gallois, les problèmes de la Coupe du monde, ceux là même que tout le monde s’empressent depuis de mettre sur le dos de Marc Lièvremont, ont ressurgi avec la même acuité. Il fallait être au Stade de France pour voir certains joueurs se replacer en marchant sur une attaque française ou pour constater que jamais le moindre leader de cette équipe ne prit l’initiative de secouer le cocotier. Philippe Saint-André a décidé de faire 6 changements dans le groupe pour le dernier match face aux Gallois. Il aurait tout aussi bien pu en faire 2 ou 24, que ça n’aurait pas changé le fond du problème : cette équipe de France ne sait toujours pas comment elle joue. Ajoutez lui le charisme d’une huître et allez ensuite empêcher les nostalgiques d’entonner leur « c’était mieux avant ».Pour une fois, je ne saurai leur donner tort.





C’est Trinh-Duc le plus fort !

9 03 2012

Notre revue de presse des rugbymen échoués dans les pages people des magazines continue de plus belle. Hasard du calendrier, le grand gagnant de la semaine avec deux articles contre un seul pour ses partenaires, est François Trinh-Duc. Drôle de victoire au moment même où il se retrouve relégué sur le banc des remplaçants. Peut-être a-t-il eu ainsi plus de temps pour répondre aux sollicitations des journalistes… Voici donc le François tendre-papa de Gala et le François costaud-ambitieux d’Entrevue. Vous préférez lequel ?

trinh-duc dans Entrevue

François Trinh-Duc au premier plan dans "Entrevue"...

 

... et au deuxième dans "Gala"