Vincent Clerc en vedette dans Paris Match

7 03 2012

Max Guazzini le clame dans le Magazine de Midi Olympique du 5 mars, le rugby a besoin de joueurs « peoplisable » (carton jaune à l’auteur pour ce vilain mot) pour se développer. La présence de Vincent Clerc dans Paris Match (daté du 1er mars) apporte donc de l’eau à son moulin. D’autant que l’ailier du XV de France et du Stade toulousain n’a pas droit à une petite photo dans un coin, mais à quatre pages d’un reportage en bonne et due forme sur ce « gendre idéal devenu papa idéal ». Quatre pages sur la belle histoire de Vincent et de sa fillette Eloïse depuis sa sortie prématurée d’un match pour filer à la maternité assister à sa naissance jusqu’à ces longues semaines de séparation lorsque la compétition le demande. Les rugbymen sont des hommes sensibles apprend-t-on. Pour nous le prouver ça, il était effectivement plus judicieux d’interviewer Vincent Clerc que Jamie Cudmore. Seulement, pour revenir à la théorie de Max Guazzini, le problème, c’est que lorsque Paris Match parle de Vincent Clerc, Gala évoque Philippe Saint-André, Femme actuelle Julien Bonnaire, Le Chasseur français William Servat et qu’au final, la ménagère à séduire ne se souvient d’aucun. En fait, les deux seules vraies têtes de gondole du rugby français sont Sébastien Chabal et Frédéric Michalak. Mais le premier lasse tout le monde à forcer d’être partout et le second s’est exilé en Afrique du Sud pour avoir la paix. Qu’il en profite d’ailleurs parce qu’une fois débarqué à Toulon cet été, la tranquillité ne figurera pas tout de suite dans son agenda. Finalement, au risque de contredire Max Guazzini, le rugby n’a peut être rien à faire dans la presse people.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 





Vague de froid et vent de folie

2 02 2012

un terrain de rugby enneigéComme d’habitude, c’est l’ami Mourad qui a déclenché les hostilités. Avec sa faconde, l’affaire de la « sodomie arbitrale » partit en sucette à la vitesse d’un ailier fidjien avant de s’échouer comme un paquebot italien. Les innovations arbitrales un temps espérées se retrouvaient classées au fin fond de la pile des dossiers à traiter de la Fédération. Il y aurait eu de l’espoir si tout en haut de la dite pile ne se trouvaient quelques affaires aussi chaudes que le passage de la trésorerie de la FFR des anciens francs à l’euro et l’âge maximum des dirigeants ramené à 85 ans. Bref, tout allait pour le mieux dans le monde d’Hibernatus. Seulement, s’il y a une chose que Mourad Boudjellal déteste encore plus que de perdre, c’est de ne pas avoir le dernier mot. Alors en avant la zizique pour une symphonie en n’importe quoi majeur.

Mourad prisonnier ? Boudjellal libéré ! Normal, il avait un tunnel sous sa Manche.

La suspension de 130 jours pour le président du RCT devait le maintenir loin des vestiaires, du couloir et, bien sûr, du bord du terrain. La commission de discipline avait aussi évoqué le tunnel, mais pas le toit du tunnel. Ni une, ni deux, « le toit, c’est moi », s’est dit Mourad B qui avait un tunnel sous sa manche. Est-ce gênant qu’il grimpa là ? Ce n’est pas tant la chute qu’il faut craindre que l’ascension, l’ascension jusqu’à s’accaparer complètement l’image du club. Comme Max Guazzini, il a eu de brillantes idées pour dynamiser d’abord son club puis le rugby en général ; Guazzini connaissait les limites. L’a-t-on jamais vu poser pour le calendrier des Dieux du Stade ? Après le coup du tunnel, le président toulonnais va-t-il s’occuper du tableau d’affichage lui-même afin qu’on le remarqua bien ?

Ensuite, ce fut au tour de Bernard Laporte d’attaquer Pierre-Yves Revol. Le président de la Ligue reste, selon lui, largement impliqué dans la gestion du Castres olympique alors que sa fonction l’oblige à une irréprochable neutralité. L’affaire est suffisamment grave pour être soulevée ; dommage que le justicier soit celui qui, devenu entraîneur du XV de France entrainait encore en loucedé le Stade français. A ce compte là, autant demander aux époux Tibéri un rapport sur la probité en politique.

Équité et temps de parole étant les mots-maux du moment, force est de reconnaître que les Toulonnais sont doublés par plus fadas qu’eux. Le quotidien Sud Ouest le révèle, certains présidents du Top 14 militeraient pour un retour au Top 16. Et pourquoi pas la première division à 80 clubs de la saison 1988-1989 ? D’autant qu’au côté de Jacky Lorenzetti l’origine de cette idée saugrenue, on retrouverait Paul Goze le président de l’Usap, très à la peine cette saison. Comment ne pas penser qu’il cherche là à protéger son club ? A 14, les saisons sont déjà trop chargées, à 16, c’est simple, il suffira de jouer le 32 septembre, le 30 février et les week-ends du 33 et du 40 mars. Sans oublier de prescrire un calmant à Guy Novès et René Bouscatel fervents défenseurs du Top 12.

Un inutile vent de folie souffle donc.D’autant plus inutile que sur le terrain, qui demeure in fine notre vrai centre d’intérêt, la saison tient plutôt ses promesses. La vague de froid devrait l’apaiser. Dans le monde d’Hibernatus, ce serait bien la moindre des choses.





Pink is beautiful !

12 12 2011

« Pink is beautiful. » Merci à Max Guazzini pour ce tweet plein d’humour, accompagnant la photo de Benoît XVI avec son maillot du Stade français. Il ne fera forcément pas rire tout le monde, ce qui constitue à mon sens sa qualité première, l’humour étant rarement universel. Vous noterez au passage qu’au Vatican, les joueurs portent eux-mêmes les poteaux.

benoït XVI





Les Dieux du stade sont tombés sur la tête

14 09 2011

C’est une révolution ! Pour le dernier calendrier des « Dieux du stade » réalisé par ses soins, Max Guazzini propose une couverture étonnante à plus d’un titre. D’abord, c’est la première fois que le joueur mis en avant n’évolue pas sous les couleurs du Stade français ; ensuite, et c’est aussi une nouveauté, le rugbyman en question ne joue pas dans l’élite, mais en Pro D2 à Pau; enfin, c’est un illustre inconnu, juste choisi pour sa plastique. Loin de nous l’idée de le dénigrer, mais jusqu’à présent, les calendriers faisaient aussi parler d’eux pour leurs couvertures où l’on découvrait l’anatomie d’une vedette du Top 14, de Parisse à Hernandez en passant par Haskell, Szarzewski… ; sans faire injure à ce jeune homme tatoué, loin du Béarn, qui connaît sa trombine ? Quant à son nom… Au final, le résultat puisque non porté par une star, s’apparente à un quelconque calendrier porno-gay-chic. Dieu que c’est moche.

la couverture du calendrier des dieux du stade 2012





Le tube de l’été

27 07 2011

la vidéo des frères jacquesLes Frères Jacques ont enregistré il y a bien longtemps une chanson sur le rugby et je m’étonne qu’aucun club ne l’utilise pour l’entrée des joueurs, en particulier Montauban ou Perpignan… C’est quand même autre chose que « We are the Champions » de Queen (ne faites jamais confiance à un groupe à moustache)  « Hell’s Bells » d’AC/DC, « I got a feeling » des Black Eyed Peas ou toutes les horreurs programmées au Stade de France par Max Guazzini ! La preuve en vidéo, garantie sans effets spéciaux.





Le Stade français en slip

21 06 2011

Une faillite dans tous les sens du terme. Car au delà de la relégation en Pro D2 qui pend au nez du Stade français, c’est une faillite sans précédent à laquelle nous assistons. Celle du retour de Bernard Laporte dans son club de cœur pour jouer les sauveurs ; comment un homme dont les fonctions il n’y a pas si longtemps nous touchaient tous a-t-il pu être assez naïf pour croire qu’une fondation canadienne d’investisseurs qui, accessoirement vient en aide à l’enfance maltraitée, allait apporter12 milions d’euros et prendre le contrôle du Stade français ? Naïf ou inconséquent, voire pire. Il a porté plainte paraît-il. Contre lui-même ?  Faillite aussi de la DNACG, bernée par Bernie et ses promesses ; comment des experts de la tire-lire ont-ils pu gober le sauvetage abracadabrantesque qui leur a été présenté ? Demain, on rase gratis les gars ! Pourvu qu’ils n’examinent jamais les comptes de la Grèce. Faillite aussi de Max Guazzini, le président qui a permis au rugby français d’entrer dans le XXIe siècle et qui se comporte depuis quelques temps comme un homme du passé, incapable de déléguer, de rebondir. Faillite enfin d’un système en général qui laisse des clubs s’embourber au delà du raisonnable et joue les vierges effarouchées lorsqu’il constate trop tard l’étendue des dégâts.

Aujourd’hui, le Stade français est en slip. La blague est facile, mais tellement vrai. Les soldes commencent, il n’était au programme du club parisien et pourtant, c’est bien ce qui risque d’arriver à l’effectif du club. Quant à Max Guazzini, il a choisi de s’exprimer au sujet de cette crise sur Radio Notre Dame. Réduit à en appeler au Seigneur pour sauver son œuvre ? Le Stade reste un club à part.

le slip du stade français





Edito… Au Stade du n’importe quoi

14 06 2011

Les raisons de la passe d’armes entre Mourad Boudjellal et Bernard Laporte peuvent être analysées de plusieurs manière, qu’importe. Le dossier Bastareaud-RCT aura au moins le mérite de mettre en lumière le comportement abracadabrantesque de Bernard Laporte.
Le sauveur du Stade français – après avoir failli être celui de l’Aviron bayonnais il y a deux mois, preuve d’une vraie vocation de Saint-Bernard – vient en quelques jours de décrédibiliser la DNACG et de faire passer Matthieu Basteareaud pour une trompette, lui prêtant des propos et des intentions avec lesquels il semble peu en accord. Quant à la DNACG, comment peut-elle conserver une once de crédit après l’affaire du renflouement des caisses du Stade français ? Elle a non seulement cédé sur le timming, laissant à Max Guazzini des délais largement supérieurs à ceux accordés aux autres clubs avant, et c’est bien pire, d’avaler une couleuvre taillée comme un anaconda : la Facem, une fondation canadienne pour la protection de l’enfance va mettre sur la table une dizaine de millions d’euros pour sauver le Stade français ! Le hic, c’est qu’avant de les mettre sur la table, il faudrait qu’elle ait des bureaux. Pour l’instant, si l’on en croit les photos parues dans la presse, il semble qu’elle n’ait qu’une cabane, ce qui, somme toute, est bien banal pour des Canadiens. Les enquêteurs les plus sérieux peinent aujourd’hui à définir cette fameuse Facem ; quant à lui donner de la consistance… Une fondation qui vient en aide à l’enfance maltraitée aurait donc quelques millions d’euros à investir pour des rugbymen parisiens. Quoi de plus normal, les enfants maltraités pourraient avoir en retour un maillot dédicacé du Stade ou, mieux, un calendrier. Si demain, Emmaüs venait à racheter le RCT, vous trouveriez ça normal ? Moi non plus. Mourad Boudjellal le pense aussi et ne se gêne pas pour le dire. Au diable la langue de bois, c’est la tournée de monsieur Boudjellal. Rugbyclub applaudit. C’était au micro de Var Matin, et à la caméra en l’occurrence, portée par Sophie Donsey.