Jonny le magnifique

15 05 2012

A la une du supplément Sport & Style de l’Équipe du mois de mai, Jonny Wilkinson joue les mannequins pour une séance dans l’esprit de Gastby le magnifique, le héros de F. Scott Fitzgerald. Pour interviewer le demi d’ouverture du Rugby club toulonnais, le magazine a fait appel au plus célèbre journaliste britannique en France, Darren Tulett. Ce spécialiste du ballon rond livre un article où il est bien plus question d’astrologie, d’Angleterre, de beaux gosses du cinéma ou de stress que de rugby. Voilà qui a le mérite de changer un peu.





Le duel Michalak et Clerc dans Voici !

26 03 2012

C’est la question que nous posions tous depuis… Peut-être même avant. Qui de Frédéric Michalak ou de Vincent Clerc est le meilleur ? Voici y répond enfin après une confrontation entre les deux hommes digne de L’auto journal. Alors me direz-vous, quel est le résultat ? Alors, c’est Vincent Clerc le meilleur. Dans le match des beaux gosses du rugby tout du moins. Pour info, les fesses au dessus de Vincent Clerc n’ont rien à voir avec ce match, fut-il au sommet.

Voici met les rugbymen à poil ou presque.





Revue de presse : Wilko dans Paris Match

22 03 2012

Tout au fond de Paris Match cette semaine, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur Jonny Wilkinson. Je le savais versé dans le bouddhisme, féru d’entraînement, heureux à l’ombre des vignes de Bandol, quoiqu’il est un peu grand pour être à l’ombre des vignes, mais pas fana de bagnoles. Normal, puisqu’il ne l’est pas. Il fallait bien un article dans l’un des plus grands hebdos français pour découvrir cette non-information. Jonny Wilkinson prend la pose adossé à la nouvelle Coccinelle, mais il ne semble pas qu’il l’ait testée. On découvre toutefois quelques anecdotes inédites de la jeunesse quasi-turbulente de Sir Jonny : enfants, avec son frère, ils grimpaient dans le coffre de la voiture de papa au retour de l’entraînement tant ils étaient crottés, plus tard, il a emmené une de ses premières voitures jusque sur le terre-plein d’un rond-point. Enfin, preuve qu’il est un homme de goût, la voiture de ses rêves n’est autre qu’une Mustang décapotable. article paris match





C’est Trinh-Duc le plus fort !

9 03 2012

Notre revue de presse des rugbymen échoués dans les pages people des magazines continue de plus belle. Hasard du calendrier, le grand gagnant de la semaine avec deux articles contre un seul pour ses partenaires, est François Trinh-Duc. Drôle de victoire au moment même où il se retrouve relégué sur le banc des remplaçants. Peut-être a-t-il eu ainsi plus de temps pour répondre aux sollicitations des journalistes… Voici donc le François tendre-papa de Gala et le François costaud-ambitieux d’Entrevue. Vous préférez lequel ?

trinh-duc dans Entrevue

François Trinh-Duc au premier plan dans "Entrevue"...

 

... et au deuxième dans "Gala"





Le Saint-André de la semaine

23 02 2012


Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas pour Philippe Saint-André. Après avoir été dépeint la semaine dernière comme un businessman pas blanc-bleu par le Canard enchaîné, le voici cette semaine en double page dans Gala. Autant dire qu’après les calembours acides du palmipède, l’ambiance sujet-verbe-compliment contraste. Contraste comme ce coucher de soleil varois dans lequel le sélectionneur national sourit au côté de son épouse, Patricia. Et l’interview alors, qu’y révèle-t-il ? Qu’il compte prendre Mourad Boudjellal comme soigneur, reconvertir Mathieu Bastareaud au talon pour palier le départ de William Servat et essayer Morgan Para en seconde ligne… Entre autres. On y découvre aussi qu’à force de suivre son mari dans ses déménagements, Patricia n’a plus un seul ami, que PSA n’en fout pas une rame à la maison (« elle gère le quotidien à 100% ») et qu’il téléphone à son frère et à ses parents trois fois par jour ! Il doit avoir souscrit chez Free Phil, où négocier un forfait illimité avec la FFR. C’était le bulletin « Comment se porte notre sélectionneur national cette semaine ? » Rendez-vous la semaine prochaine dans… « Top Santé » ou « Chiens 2000 ».





Pourquoi il faut lire le livre de Marc Lièvremont ?

10 02 2012

Parce que Marc Lièvremont et son co-auteur parviennent à rendre l’aventure du XV de France en Nouvelle-Zélande passionnante. Avouez qu’il faut pour cela de vrais dons de conteurs. Suivre les matchs des Bleus avait été une véritable purge, à une ou deux exceptions près ; ici c’est haletant et plein de suspens lors des deux tiers du livre consacrés à l’événement.

Parce que c’est le seul moyen de découvrir les coulisses des Bleus. Les caméras de TF1 ont eu beau nous proposer des dizaines de reportages dans l’intimité du XV de France, pas un ne vaut le récit de Marc Lièvremont. N’allez pas pour autant vous imaginer qu’il ouvre toutes les portes et raconte la stricte intimité du squad. L’abominable formule « Ce qui se passe dans le vestiaire… » est toujours de mise.

Parce qu’il revient sur l’affaire Bastareaud contre la table de nuit. Comme Chabal qui organise une conférence de presse pour ne rien dire, Marc Lièvremont consacre une dizaines de pages au problème de Mathieu Bastareaud lors de la tournée aux antipodes pour… ne rien nous apprendre qu’on ne sache déjà. Alors soit l’ex-entraîneur est un fieffé menteur, ce qui semble peu probable, soit il ne connait vraiment pas les dessous de l’histoire, et c’est d’autant plus inquiétant pour celui qui était alors responsable de cette bande de sales gosses.

Parce que Marc Lièvremont est un vrai gentil. Ou tout du moins un piètre méchant. Même lorsqu’il tente à deux ou trois reprises de tirer à boulets rouges sur ce bihebdomadaire « dont le diminutif usuel ressemble à un nom de médicament », on sent surtout la maladresse dans ses propos ; il joue les rancuniers mais flotte dans le costume. Quant aux journalistes, les autres, ceux qui ne sont pas du Midol, il les charge avec aussi peu de pertinence, les qualifiant de « poissons morts » croisés dans des « ambiances sinistres, répulsives »… C’est peut-être juste parce que ces affreux scribouillards voulaient se mettre au diapason des prestations du XV de France. Allons, monsieur Lièvremont, un peu de sérieux ! Iriez-vous reprocher à Evelyne Dhéliat d’annoncer du mauvais temps ?

Parce qu’il recadre avec assez de finesse Sébastien Chabal à propos de sa non-sélection. En clair : le barbu se la joue grand seigneur à la fin de la compétition, félicitant le coach et évoquant de prétendus désaccords sur lequel il passe l’éponge. Mais de désaccord, il n’y en avait aucun, juste un entraîneur qui n’avait pas sélectionné un joueur qu’il ne trouvait pas à la hauteur. Du coup, Marc Lièvremont conclut le passage d’un cinglant : « Mais quels déssacords Seb ? »

Parce que l’on apprend que le blessé le plus sérieux, c’était lui ! Durant la préparation, le coach s’est très sévèrement blessé au genou et personne ne nous en avait parlé. Le récit de cette blessure récurrente chez lui s’apparente au scénario de « Saw ».

Parce qu’il continue à justifier son « Trinh-Duc sacrifice ». L’ouvreur de Montpellier avait été son chouchou pendant plus de trois ans ; son éviction du XV de départ pendant la Coupe du monde continue de hanter le sélectionneur. Marc Lièvremont se justifie tout en chargeant comme une mûle François Trinh-Duc, le faisant passer pour un enfant gâté (tiens, tiens, encore une histoire de sale gosse) sans la moindre volonté. Plus maladroit tu meurs.

Parce qu’il a bon goût en matière de lecture. On apprend ainsi que dans l’avion qui emmène le squad français en Nouvelle-Zélande, le coach lisait l’excellent « Livre sans nom », le polar le plus rock’n’roll des dix dernières années.





Harinordoquy, le raffut de trop

4 11 2011

Depuis la publication lundi dernier d’une longue interview d’Imanol Harinordoquy dans « Midi Olympique » au cours de laquelle il balance sur Marc Lièvremont, le petit village du rugby est en émoi. A-t-il eu raison de laver le linge sale ainsi, sur la place publique ? Tout le monde y va de son petit commentaire, certains de ses coéquipiers se désolidarisent, d’autres livrent des explications avec une langue de bois digne du show-biz. Rugbyclub vous propose, vous aussi de vous exprimer à travers notre sondage et, histoire, de jouer carte sur table, vous livre quelques unes de ses idées sur le sujet.

En gros, voilà ce qu’a dit Imanol Harinordoquy : « Après la défaite contre le Tonga, je n’ai plus attaché d’importance à ce que disait Marc. On a décidé de se prendre en main. (…) Il manquait de recul, d’expérience (…) Il nous a trop souvent jeté la pierre (…) Je l’ai senti perdu, dépassé. » Bien, mais s’il reproche à Marc Lièvremont de balancer dans la presse et pas dans l’intimité du vestiaire, pourquoi fait-il exactement la même chose ? Probablement parce qu’il n’aura plus jamais l’occasion de le croiser dans un vestiaire ? Soit. Imanol Harinordoquy, comme beaucoup de ses coéquipiers d’ailleurs, s’est aussi dit scandalisé des propos de son entraîneur lorsqu’il les a traités de « sales gosses ». Il a raison le Basque ; Marc L. confond sales gosses et enfants gâtés. Avec 140 000 euros de prime par joueur récolté pour cette indigente campagne, ouvrir son caquet pour râler relève du caprice de môme pourri gâté. Indigente, je le répète tant le ratio d’un match formidable sur sept disputés me semble plus proche de ceux de la Grèce en économie que des Blacks en rugby. Enfin, pour être tout à fait clair, le cirque du retour m’a semblé totalement disproportionné. Cet hommage place de la Concorde relevait de la mascarade, non ? Qu’aurions-nous eu si les Bleus avaient inscrit deux points de plus ? L’Obélisque dézingué et remplacé par des poteaux de rugby ? Les champions du cœur accueilli par le peuple… Au secours ! Et cette presse si méchante qui n’a fait qu’à leur taper dessus mais contre laquelle ils ont fait front… Messieurs, la presse n’a ni à être gentille ni à être méchante ; elle rend compte des faits et à 80 minutes du solde de tout compte, les faits ne plaidaient guère en faveur du XV de France. La presse française, le Midol en tête, a même fait preuve d’un irréprochable professionnalisme, et pas seulement en comparaison des torchons anglais ou néo-zélandais. A vous de vous exprimer…