Un peu de mode moche

26 04 2012

maillot racingUn habit de fête ça ? Pour Halloween alors. L’idée de départ était pourtant louable, confectionner un maillot commémoratif pour les 130 ans du Racing. Les designers de Kappa, l’équipementier du club des Hauts de Seine, ont crayonné dans un style assez élégant mais un hurluberlu a décidé de coller tous les sponsors sur le polo de gala. Pour les joueurs de Pierre Berbizier qui le porteront lors du choc face au Stade français début mai, c’est logique ;  pour les supporters qui voudraient s’offrir une belle tenue du club, c’est dommage. D’autant que pour être classe, autant chiner chez Emmaüs. Dire que le maillot ciel et blanc a été porté par quelques chantres de l’élégance et qu’il inspira à l’un d’entre eux une jolie aventure dans la sape… Tiens, le même maillot avec simplement un nœud papillon rose, ça aurait une vache de bonne idée, non ? Pour l’anecdote, ce maillot est limité à 130 exemplaires vendus, forcément, 130 euros à la boutique du club. Si, par malheur, un plaisantin venait à vous en offrir un, vous pourrez toujours l’immoler avec 130 bougies.

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Berbizier bientôt viré ?

9 02 2012

L’affaire Chabal n’aura pas été un cas isolé ; Pierre Berbizier doit affronter la fronde de ses troupes. Combien de temps Jacky Lorenzetti, le président du Racing, va-t-il encore lui laisser ?Et s’il le vire, peut-il, voire doit-il réintégrer Sébastien Chabal dans l’effectif… A vous de le dire.





Les valeurs du rugby : on brade !

8 02 2012

panneau urgencesA force de provoquer des électrochocs, le rugby va compter plus de médecins que de présidents. Et comme chacun le sait, aujourd’hui, ce sont surtout des psychiatres qu’il faudrait au monde de l’ovalie, histoire de faire interner quelques décideurs dont il ne fait plus aucun doute qu’ils ont perdu la tête. Après Tchin-Tchin, le Baron perché (sur le toit du tunel puisqu’à la différence de celui d’Italo  Calvino, il ne trouva point d’arbre assez haut pour contempler ses ouailles), l’épidémie a repris à Paname. Le cas Simon Mannix, jeté comme une vieille capote, n’aura pas suffi ; Jacky Lorenzetti a viré son joyau, Sébastien Chabal. Jeté comme un malpropre, mais pour sauvegarder l’ambiance au sein du vestiaire… Aavec Pierre Berbizier en G.O., c’est sûr que l’ambiance ça doit être digne des plus belles soirées gothiques au Père Lachaise. Enfin, Lorenzetti a tranché. Tranché profond dans les valeurs du rugby. Un joueur viré en plein milieu de saison, c’est déjà du jamais vu ; licencier son VRP, ça dépasse le non sens. Le numéro 8 constituait-il à ce point une menace pour l’équilibre sportif du club ? Peut-être laissait-il trop de poils dans les douches. Comme Sébastien Chabal était conscient du grotesque, du pathétique de cette situation, il a inventé le concept de la conférence de presse pour ne rien dire. Là au moins il jouait sur le même tempo ridicule que son ex président. Rugbyclub devait s’en tenir là jusqu’à ce que les dirigeants du LOU se décident à entrer dans cette farandole des fadas. Matthieu Lazergues, co-entraîneur avec Raphael Saint-André, viré ! Que lui reprocher ? Les deux « T » à son prénom sans doute. Y avait-il urgence ? Lyon vient certes de subir une lourde défaite face à Bordeaux-Bègles, mais ne figure parmi les relégables. Quelle urgence alors ? Celle de créer le fameux électrochoc. Comme à Bayonne avec Elissalde puis Faugeron et Avril sûrement. En fait, la vraie bonne recrue pour entraîner un club, personne n’y a encore pensé, ni Tchin-Tchin, ni Lorezentti ni machin et encore moins chose, c’est Pelloux. Pas Fabien Pelous, non. Patrick Pelloux. L’urgentiste. Évidemment.





Bilan, à mi-saison mais en totale mauvaise foi

3 01 2012

L'homme qui veut plus faire parler de lui que Mourad Boudjellal...

Cette première partie du championnat nous aura appris une chose : il est un poste où le Top 14 compte un nombre de truffes à enrhumer un cochon truffier, les présidents. Entre une Coupe du monde à gérer au mieux, des joueurs dont ils ne savent pas très bien s’ils sont géorgiens ou sud-africains et des stars vendues comme des bolides mais motorisées comme une Ami 8, ils se sont lancés dans une ébouriffante course à la décision la plus stupide. Une course menée tambour battant par une flèche, Alain Afflelou. S’est-on jamais autant gaussé de l’Aviron bayonnais que depuis son arrivée ? Après avoir viré l’ancienne équipe dirigeante, qui avait pourtant fait du bon boulot, Tchin-Tchin a fait son marché avec une pancarte « go-go » punaisée sur son dos. Les agents n’en demandaient pas tant. Il y en eut même un pour lui refiler à prix d’or un pilier à l’AOC All Black, mais plus efficace au McDo qu’en mêlée fermée. Attention, pas de jugement hâtif, lorsqu’il aura retrouvé son poids de forme, celui du dernier tracteur Massey-Fergusson, vous allez voir ce que vous allez voir… Toujours est-il qu’avec quatre All Blacks (du jamais vu dans un club français, même à Toulon), le demi de mêlée gallois Mike Philips et l’as de la relance Heymans, son Aviron joue les voitures balais dans les profondeurs du classement. Heureusement, Alain Afflelou connaît si bien le rugby, qu’il avait la solution miracle : virer les entraîneurs. Malgré l’arrivée de l’excellent Jean-Pierre Elissalde, l’encéphalogramme reste plat.

Qu’il se rassure, Alain Afflelou n’est pas seul. Dans le genre grosse écurie qui bafouille son rugby, Perpignan le talonne de près. Un effectif pléthorique et stable, des stars, un public… 2011-2012 aurait pu être une saison « sang et or ». Surtout que pour remplacer le magicien Brunel, le président Paul Goze avait trouvé la perle rare, Jacques Delmas. Seulement plutôt que de le laisser travailler et, surtout, imposer ses vues, Goze l’a viré avant qu’il ait le temps de salir son suvet’. Pourquoi l’a-t-il recruté alors ? Le résultat ? Nib’ ! L’Usap se morfond dans la deuxième partie de tableau. Paul Goze a écouté ses joueurs. Fallait pas.

"Dis Christian, tu sais par où se tire d'ici ?" "J'en sais rien, moi Christophe, j'voulais pas partir..."

Autre cas stupéfiant, Agen. Budget riquiqui, pas de recrutement tapageur, pas d’ailier All Black « qui a été excellent si si mais c’était en 2002 avant qu’il se fasse amputer de la jambe droite », et pourtant le SUA virevolte parmi les six premiers, dans les places qualificatives pour la H Cup. Du coup, Alain Tingaud s’est dit, probablement pensait-il alors à Alain Afflelou, « il faut que je vire Christophe Deylaud et Christian Lanta. » Logique, ses deux entraîneurs, fidèles pami les fidèles d’Armandie, sont responsables de ce petit miracle. Du coup, la fin de saison devrait être celle des grands départ du côté des joueurs.  En attendant, contre vents et marrées, Lanta, Deylaud et leurs joueurs tracent leur route la tête haute. Mais à propos, en attendant quoi ? Un coach sud af’ ou australien au CV douteux et qui n’aura même le temps de voir mûrir les pruneaux.

Un temps, Jacky Lorenzetti du Racing s’est demandé s’il n’allait pas rejoindre la partie. Juste pour voir comme disent les joueurs de poker, il a viré l’excellent Simon Mannix, auquel le club francilien doit une fière chandelle. Pourquoi le licencier alors qu’il l’avait renouvelé dans ses fonctions quelques semaines plus tôt et que l’équipe ne traversait qu’une légère perturbation ? Hein, Jacky, pourquoi ? La réponse est simple : Lorenzetti auraut causé avec Afflelou. Comme toujours, l’entraîneur trinque, tchin-tchin.

Enfin, à l’opposé de ces excités du licenciement sec, Serge Blanco décroche la palme d’or du « J’maîtrise mes nerfs ». Alors que le Biarritz Olympique traverse une crise sans précédent, le président maintient sa confiance à l’entraîneur en chef Patrice Lagisquet et à tout le staff. Chapeau bas. Seulement là encore, il y a une raison cachée. Le fossé Biarritz – Bayonne, ça ne vous dit rien ? Tiens, même si Alain Afflelou et Serge Blanco devaient boire un café ensemble pour sauver le monde, je ne suis pas sûr qu’ils arriveraient ensemble jusqu’au comptoir.





Top 14, le résumé des demi-finales

30 05 2011

Vendredi soir au Stade vélodrome, Toulouse éliminait Clermont qui, pour la première fois en cinq ans, loupera la finale du Top 14…

Le lendemain, au terme d’un match qui attendit la toute dernière minute et le drop loupé de Jonathan Wisnieswki pour choisir son camp, Montpellier éliminait le Racing et s’offrait sa première finale du championnat Top 14. Une affiche Toulouse – Montpellier logique et alléchante tant les deux formations proposent un jeu ambitieux.





Vos pronostics pour la finale du Top 14

20 05 2011

Le samedi 4 juin au soir, au Stade de France, sur France 2 et Canal +, sera sacré le champion de France 2010-2011. A une semaine des demi-finales, qui voyez-vous se disputer le bouclier. Pour ceux qui reviennent d’un séjour dans l’espace, petit rappel : les demis opposeront Toulouse à Clermont et le Racing à Montpellier ; les deux matchs se joueront au Stade vélodrome de Marseille…





Un match du Top 14 vu de l’intérieur

29 03 2011

Orange sponsorise le Top 14, mais ne le diffuse pas. Voilà bien une contradiction qui prouve que l’opérateur a l’esprit rugby ! Tiens, il pourrait même postuler à la fédération, où au comité qui-invente-de-nouvelles-règles-chaque-année-mais-surtout-pas-les-mêmes-que-nos-voisins-européens-et-qui-changeront-de-toute-façon-l’an-prochain. Bref, Orange a le cul entre deux chaises mais tente malgré tout de s’immiscer dans le petit monde de l’ovale. Avec Sébastien Chabal en tête de gondole, il vient de lancer une opération afin de faire vivre à quelques heureux gagnants un match du Top 14 de l’intérieur. A savoir, suivre Sébastien Chabal lors du déplacement du Racing à Perpignan le 16 avril prochain. Si ça vous tente, vous pouvez tenter votre chance en cliquant sur ce lien. Et sinon, vous pouvez aussi regarder cette de pub avec Sébastien Chabal, qui comptera bientôt plus de spots à son actif que de sélections en équipe de France.