Seven à Hong Kong, le sacre des Fidji

27 03 2012

Les Français n’ont guère brillé du côté de Hong Kong lors du tournoi de Rugby à VII le plus populaire de la planète, n’accédant même pas aux quarts de finale. Faut-il s’en étonner ? Ce serait faire preuve d’une hypocrisie à l’épreuve des balles tant la discipline suscite peu d’intérêt dans l’Hexagone, tant au niveau de la Fédération que du public. La finale de la compétition a opposé la Nouvelle-Zélande aux îles Fidji. Là encore rien de bien original. Inutile de recourir à madame soleil pour connaître à l’avance cette affiche, seul le résultat constituait une inconnue. Ce sont finalement les Fidjiens qui se sont imposés par 35 à 28. Un score fleuve dans une durée minime ; pour mémoire, les rencontres de rugby à 7 durent un quart d’heure. S’ils jouaient 80 minutes, ce serait des scores de basket qu’ils inscriraient ! Nous vous avions proposé il y a quelques jours la bande-annonce de la compétition, voici donc un long résumé (7 minutes) de la finale.





Pourquoi la victoire des Gallois nous fait le plus grand bien

22 03 2012

C'est qui les plus forts ?

Parce que ce sont eux les meilleurs pardi ! Comme dans les vieux films des années 50, les gentils gagnent à la fin. C’est aujourd’hui suffisamment rare pour sembler presque exotique. Depuis la Coupe du monde, les Gallois possèdent le jeu le plus abouti et plaisant de la (toute petite) planète rugby.

Parce que le XV de France doit se pencher sérieusement sur ses lacunes. L’équipe est depuis quelques mois vice-champion du monde. Mérite-t-elle ce titre ? Tout autant que Bernard Madoff le prix Nobel d’économie. A la fin du match contre les Gallois, certains cadres des Bleus expliquaient que deux ou trois occasions laissées en route leurs coûtaient le match. Peut-être, mais à trop l’emporter sans rien montrer,à trop gagner sur le fil,  la France en oublie ses carences. A force d’avoir le cul bordé de nouilles, c’est le XV de France Panzani que l’on tient. N’allez pas imaginer qu’il s’agit ici de conduire le procès de Marc Lièvremont ; le jeu des Bleus était soporifique bien avant sa prise de fonction. Le seul reproche que je lui ferai serait de n’avoir tenté de le réveiller que le temps de son premier Tournoi des 6 nations, avec beaucoup de maladresse. En clair, depuis 2003 et la fin du système des blocs de l’ère Laporte-Brunel, on s’ennuie, on s’assoupit, on se languit du Top 14. Qui a osé dire que le parcours en Coupe du monde du XV de France était aussi ennuyeux qu’un épisode de Derrick ? La presse néo-zélandaise, avec beaucoup de morgue, à la veille de la finale. Nous avons trouvé ça déplacé, odieux, arrogant… anglais quoi. C’était évidemment mal dit, mais depuis, il suffit que la France remporte ses deux premiers matchs du Tournoi pour que l’on envisage le dernier face au Pays-de-Galles comme une finale. Quelle suffisance ! D’autant, qu’en faisant les comptes le plus objectivement du monde, la France a battu les deux nations les plus faibles du Tournoi, basta.

Parce qu’il serait temps de trouver un nouveau souffle. Loin de nous l’idée de désigner tel trois quart usé ou tel avant à côté de ses pompes, vous n’avez pas besoin de nous pour  ça. En revanche, difficile de trouver que cette équipe de France tourne à plein régime. Avant le début du Tournoi des 6 nations, Philippe Saint-André a voulu faire confiance au groupe vice-champion du monde. Au nom de cette formidable aventure humaine qu’ils avaient vécue de l’autre côté du globe. Fallait-il qu’ils aient vraiment la tête à l’envers pour trouver quoi que ce soit de formidable dans ces interminables semaines ponctuées de matchs indigestes. Oui, ils se sont révoltés comme cet affreux Marc Lièvremont qui avait eu l’outrecuidance de les traiter de « sales gosses ». Dommage qu’ils n’aient pas montré la même fibre révolutionnaire en visionnant leur prestation depuis le revers argentin jusqu’au naufrage tongien en passant par le fiasco australien.

Parce qu’aujourd’hui beaucoup de fans de rugby préfèrent de loin le Top 14 au XV de France. Pire, hormis les occasionnels qui se se branchent sur le rugby pour les rencontres internationales, la quasi totalité des aficionados prennent plus de plaisir à disserter des heures sur les joutes franco-françaises que sur les sorties de nos internationaux.

Parce que le XV de France est largement capable de fournir autre chose que cette bouillie de rugby qu’il nous sert depuis… 2003. Les promesses d’un Fofana, d’un Maestri, le culot d’un Buttin, le flair d’un Yachvili, la puissance d’un Mas… il nous semble qu’il y a de quoi rêver, non ?





Le 7 remporte la mise

19 03 2012

Le tournoi de rugby à 7 de Hong Kong a en France passe tous les ans inaperçu et pourtant, c’est une des compétitions majeures du circuit à 7. Le clip de présentation de la compétition est une belle réussite avec, au passage, l’apparition d’une ancienne star, mais du XV, sous forme de clin d’œil à son nouveau métier. Saurez-vous le reconnaître ?





Ici Cardiff !

16 03 2012

Les Français avaient un peu vite cru qu’il s’agirait d’une finale. La rencontre entre le Pays-de-Galles et la France du samedi 17 mars revêt finalement une importance capitale pour les seuls Gallois, en quête de leur troisième Grand Chelem depuis 2005. Dommage tant ce déplacement sur ces terres de l’ouest du Royaume Uni vaut le détour. Un stade, le Millennium Stadium, absolument splendide au cœur de la ville, et non échoué en pleine zone industrielle comme le Stade de France, vaisseau extra-terrestre qui aurait foiré son atterrissage, une ambiance extraordinaire, des pubs à chaque coin de rue et des Gallois très accueillants, difficile de résister aux charmes d’un déplacement à Cardiff. Voici en images ce qui attend le XV de France et ses supporters demain…

Le Millennnium vu de l'intérieur à quelques minutes du coup d'envoi.

Les joueurs gallois à l'échauffement...

... et leurs supporters, à l'échauffement aussi.

Pour accéder au stade, le bus des adversaires fend la foule, la route ouverte par des policiers à cheval.

 

Enfin, si les pigeons qui se posent depuis le début du Tournoi pendant les matchs sur la pelouse du Stade de France vous exaspèrent, sachez qu’ils n’auraient aucune chance de le faire au Millennium. Pas plus que les mouettes du port voisin d’ailleurs. Pourquoi ? Le toit rétractable du stade n’y est pour rien. Le Millennium a en fait un pensionnaire un peu spécial, un faucon qui empêche à tous les autres volatiles la moindre incursion. Son petit nom ? Probablement le Faucon Millennium.





Revue de presse, en V.O.

16 03 2012

Si quelques lignes en anglais ne vous rebutent pas, l’édito de Will Carling dans la version britannique du Huffington Post mérite le détour. Il se demande notamment, avec l’humour qui le caractérise, pourquoi les Anglais sont si mal aimés dans le Tournoi. « Peut-être parce que nous avons l’arrogance de croire que nous sommes l’équipe que tous les autres veulent battre… » Arrogant Will ? Il se souvient aussi d’une interview avant d’affronter l’Écosse à l’époque où il était le capitaine du XV de la Rose. Le journaliste scottish, qui manifestement ne l’apprécie guère, lui demande si ça le dérange que  l’Écosse toute entière le déteste. « Mais pas du tout, répond Will, puisque je vous déteste encore plus ! » Le plumitif lui rétorque qu’il n’a absolument pas le droit de dire ça. Carling enchaîne « Donc si je comprend bien, vous avez le droit de me détester, mais pas moi en retour… » Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ici, mais revenez lorsque vous avez fini.

 





Tournoi 2012, et le gagnant est…

14 03 2012

Samedi, les Gallois peuvent décrocher leur troisième Grand Chelem du siècle. Hormis priver ces derniers de ce nouveau sacre, les Français, eux, n’ont plus grand chose à espérer ; logique vu leurs prestations depuis plus d’un an. Quant aux Anglais, ils peuvent encore rêver de terminer sur la plus haute place du podium si les Bleus passent une correction aux Gallois et qu’ils atomisent les Irlandais, histoire de rattraper leur large retard au niveau de la différence entre points marqués et points encaissés. Laquelle de ces hypothèses a votre faveur ?





Rugby à 7, vous en pensez quoi ?

14 12 2011

La presse en parle un peu, la télévision ne l’évoque quasiment jamais et, pourtant, la Fédération française comme les instances internationales rêvent d’en faire une discipline majeure. Pour preuve, le rugby à 7 vient d’être intronisé sport olympique. Petit rappel historique, le rugby, à XV, avait quitté le giron des J.O. en 1924 lors des jeux à Paris, sur une victoire des Etats-Unis. Le 7 a son circuit, ses joueurs, forcément internationaux puisqu’il ne se pratique en France qu’à ce niveau là, ses règles pour rendre le jeu le plus spectaculaire possible et pourtant… tout le monde s’en fout. A juste titre ? J’aimerai votre avis. Voici les meilleurs moments du dernier tournoi de Port Elizabeth en Afrique du Sud, où se retrouvaient toutes les nations majeures et quelques autres venues promener une bonne moitié de leurs licenciés. C’est vrai que c’est spectaculaire, tellement spectaculaire que ça ressemble à un numéro cirque. Celui des acrobates, parfois. Celui des clowns, souvent. Enfin, ça c’est mon avis; quel est le votre ?