On ne demande qu’à en rire…

17 09 2012

« C’est pas ma faute ! », s’exclamait John Rambo depuis le fond du ravin comme pour faire cesser les hostilités. C’est pas la mienne non plus. J’voulais pas reprendre, c’est eux qui m’ont forcé. Avec leurs idées, leurs polémiques et leurs fâcheries, me voilà avec plus de grain à moudre qu’un Colombien qui aurait préféré la caféine à la poudreuse…

Super Mario, l’Argentin susceptible… Et pourquoi pas un Porteño qui n’aime pas le tango tant que nous y sommes ? Les faits. Pour célébrer la victoire de son RCT à Montpellier, Mourad Boudjellal s’offre un tour de terrain en mimant la conduite du scooter, une référence à un vieux dossier qu’il eût avec Fabien Galthié. Le sang de l’entraîneur des avants du MRH ne fait alors qu’un tour et il vilipende avec tant de véhémence le taulier toulonnais que Pierre Mignoni, ami du premier, salarié du deuxième, s’interpose. En gros Mario Ledesma ne supporte pas la vanne… Non, vous ne rêvez, il s’agit bien de Super Mario, l’homme qui dont la carrière aurait été tout aussi pertinente sur les planches du Point Virgule ou des Deux Ânes, le talonneur qui appelait tous les arbitres par leur prénom… Le vanneur en chef, l’alter égo de Sylvain Marconnet, le décapsuleur de Saint-Denis – souvenez-vous des France – Argentine de la Coupe du monde 2007 où Raphaël Ibanez et une grande partie du XV de France disjonctèrent devant les provocations des hommes de Pichot et Ledesma. Le voir monter dans les tours pour une vanounette de Mourad B. (qui aurait pu postuler pour une place dans la faction sud-américaine soit dit en passant), ce sont les cornichons qui se moquent du bocal ! L’Argentin serait susceptible. Pour une nouvelle, en voilà une à inscrire au fronton des écoles de rugby.

Faut-il défendre André Boniface ? Sa lamentable sortie à la mi-temps de Mont-de-Marsan – Toulon fustigeant un club de milliardaire et quelques uns de ses illustres pensionnaires aurait pu être celle de pépé entre deux Chamonix et un petit verre de Macabeu. Seulement l’homme porte beau et semble avoir toute sa tête, hormis en matière capillaire puisque ce soir là il arborait une teinture mauve que je croyais éteinte avec le salon Vitali rue Maries à Albi. Bref, l’Oracle a dit une énorme connerie. Devant l’attaque, Jesse James Laporte et Lucky Luke Boudjellal ne dégainent même pas. La toulonnitude étant incurable, ils retrouvent leurs esprits et défouraillent à retardement, avec autant de finesse que le Montois. Midi Olympique s’empare de la polémique, l’Équipe la relaie, Vincent Moscato l’analyse sur RMC. Mourad B. tente une pirouette pour en sortir tout le monde et invite l’apôtre du beau jeu à Mayol. La Légende décline. Le week-end, de toute façon, Boni va se régaler avec la réserve des minimes du Stade montois enchaîner les crochets, les passes sur un pas et les croisés. Pas folle la guêpe. Quoique.

Le nouveau contrat de Christophe Dominci… Au Stade français ? Au RCT ? A Sollies-Pont ? Non, chez TF1. Depuis sa brasserie des Princes porte de Saint-Cloud, ça ne lui fait que trois passages piétons à traverser. Est-ce une raison suffisante pour participer à Danse avec les stars ? Avec sa gouaille, son sourire et son sudiste sens de la formule, il devrait émoustiller la ménagère de moins de 50 ans des samedis soirs de la Une. Et vous devoir quelques commentaires sur vos penchants rugbystiques dès le lundi matin à la machine à café. Pris d’envies télévisuelles, Fred Michalak avait eu le bon goût d’éviter le genre feuilletonnant et tout donner le temps d’un seul Rendez-vous en terre inconnue.

Une valse à quatre temps, c’est beaucoup moins dansant qu’une valse à trois temps… Partant de ce principe prouvé puisque gravé dans le vinyl, nos éminents penseurs du rugby ont profité de l’été pour ôter un commandement à la mêlée. Du coup, plus aucune ne s’écroulera, les équipes lanceront toutes des attaques ambitieuses, la France gagnera le Tournoi, les Coupes du monde 2015, 2019 et 2023 et l’économie française renouera avec une croissance à deux chiffres. Bon sang, mais c’est bien sûr. Comment diable nos penseurs en arrivent-ils à planer aussi haut pour glaner des idées si bouleversifiantes ? Hey conno, comme dit mon vieux pote Jacques (copyright copinage http://aubracsurmer.blogspot.fr/), il suffisait d’écouter et d’illustrer l’autre Jacques, Brel…

Au premier temps de la valse, je suis seul et je t’aperçois…

 

 

 

 

Au deuxième temps de la valse, on est deux et tu es déjà dans mes bras…

 

 

 

 

 

Au troisième temps de la valse, nous valsons enfin tous les trois…

 

 

 

 

Rassurez-vous, devant tant d’à propos face aux situations de crises, le talent de ces gens là s’exporte déjà. On les annonce partant pour résoudre la crise au Moyen Orient. Ils auraient déjà la solution miracle : il suffit d’enlever les balles des fusils. Ou de recycler le « Stop » enlevé à la mêlée.

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Jonny le magnifique

15 05 2012

A la une du supplément Sport & Style de l’Équipe du mois de mai, Jonny Wilkinson joue les mannequins pour une séance dans l’esprit de Gastby le magnifique, le héros de F. Scott Fitzgerald. Pour interviewer le demi d’ouverture du Rugby club toulonnais, le magazine a fait appel au plus célèbre journaliste britannique en France, Darren Tulett. Ce spécialiste du ballon rond livre un article où il est bien plus question d’astrologie, d’Angleterre, de beaux gosses du cinéma ou de stress que de rugby. Voilà qui a le mérite de changer un peu.





Des coups de bâton pour Bernard Laporte

2 04 2012

Le Rugby Club Toulonnais a mis les formes pour offrir à ses supporters le plus délicieux des poissons d’avril. Un poisson d’avril avec quelques arêtes qui devraient rester en travers de la gorge de la Ligue et de la Commission de discipline, dont la sanction infligée à Bernard Laporte est tournée en ridicule : ses 60 jours de suspension commués en 60 coups de bâton, infligés par Bakkies Botha à la mi-temps du match contre Castres. Bravo messieurs et rendez-vous à Mayol le 21 avril  avec cette animation inédite. Bernard Laporte aura-t-il les fesses à l’air ? Le coussin offert par Mourad Boudjellal devrait nous cacher leurs formes…

 





Le RCT à la mode italienne

1 03 2012

L’an passé, Mourad Boudjellal annonçait la signature d’un contrat entre le RCT et le couturier italien Smalto. Nous avions déjà pu découvrir les joueurs toulonnais dans leur tenue de gala ; ils ont profité de leur venue à Paris lors de la 18e journée du Top 14 pour faire une halte dans la boutique et prendre la pose. Certains clairement mieux que d’autres, mais qu’importe. Deux réflexions, vous en pensez quoi, vous, de cette cravate rayée ? Par ailleurs, dans cette période où la mode ne jure que par le slim, les maigres et tout ce qui est près du corps, je ne pense pas que Smalto va vendre beaucoup de costumes dans la taille de Simon Shaw. Pas même dans celle de Juan-Martin Fernandez-Llobe. Pour le deuxième ligne anglais (à droite sur la première photo), le plus délicat reste de passer les mains à travers les manches.

Costume disponible en XXL, XXXL et XXXXXXXXL

Pas de costard pour l'ancien du RCT qui se glisse sur la photo... Saurez-vous le retrouver ?





Vague de froid et vent de folie

2 02 2012

un terrain de rugby enneigéComme d’habitude, c’est l’ami Mourad qui a déclenché les hostilités. Avec sa faconde, l’affaire de la « sodomie arbitrale » partit en sucette à la vitesse d’un ailier fidjien avant de s’échouer comme un paquebot italien. Les innovations arbitrales un temps espérées se retrouvaient classées au fin fond de la pile des dossiers à traiter de la Fédération. Il y aurait eu de l’espoir si tout en haut de la dite pile ne se trouvaient quelques affaires aussi chaudes que le passage de la trésorerie de la FFR des anciens francs à l’euro et l’âge maximum des dirigeants ramené à 85 ans. Bref, tout allait pour le mieux dans le monde d’Hibernatus. Seulement, s’il y a une chose que Mourad Boudjellal déteste encore plus que de perdre, c’est de ne pas avoir le dernier mot. Alors en avant la zizique pour une symphonie en n’importe quoi majeur.

Mourad prisonnier ? Boudjellal libéré ! Normal, il avait un tunnel sous sa Manche.

La suspension de 130 jours pour le président du RCT devait le maintenir loin des vestiaires, du couloir et, bien sûr, du bord du terrain. La commission de discipline avait aussi évoqué le tunnel, mais pas le toit du tunnel. Ni une, ni deux, « le toit, c’est moi », s’est dit Mourad B qui avait un tunnel sous sa manche. Est-ce gênant qu’il grimpa là ? Ce n’est pas tant la chute qu’il faut craindre que l’ascension, l’ascension jusqu’à s’accaparer complètement l’image du club. Comme Max Guazzini, il a eu de brillantes idées pour dynamiser d’abord son club puis le rugby en général ; Guazzini connaissait les limites. L’a-t-on jamais vu poser pour le calendrier des Dieux du Stade ? Après le coup du tunnel, le président toulonnais va-t-il s’occuper du tableau d’affichage lui-même afin qu’on le remarqua bien ?

Ensuite, ce fut au tour de Bernard Laporte d’attaquer Pierre-Yves Revol. Le président de la Ligue reste, selon lui, largement impliqué dans la gestion du Castres olympique alors que sa fonction l’oblige à une irréprochable neutralité. L’affaire est suffisamment grave pour être soulevée ; dommage que le justicier soit celui qui, devenu entraîneur du XV de France entrainait encore en loucedé le Stade français. A ce compte là, autant demander aux époux Tibéri un rapport sur la probité en politique.

Équité et temps de parole étant les mots-maux du moment, force est de reconnaître que les Toulonnais sont doublés par plus fadas qu’eux. Le quotidien Sud Ouest le révèle, certains présidents du Top 14 militeraient pour un retour au Top 16. Et pourquoi pas la première division à 80 clubs de la saison 1988-1989 ? D’autant qu’au côté de Jacky Lorenzetti l’origine de cette idée saugrenue, on retrouverait Paul Goze le président de l’Usap, très à la peine cette saison. Comment ne pas penser qu’il cherche là à protéger son club ? A 14, les saisons sont déjà trop chargées, à 16, c’est simple, il suffira de jouer le 32 septembre, le 30 février et les week-ends du 33 et du 40 mars. Sans oublier de prescrire un calmant à Guy Novès et René Bouscatel fervents défenseurs du Top 12.

Un inutile vent de folie souffle donc.D’autant plus inutile que sur le terrain, qui demeure in fine notre vrai centre d’intérêt, la saison tient plutôt ses promesses. La vague de froid devrait l’apaiser. Dans le monde d’Hibernatus, ce serait bien la moindre des choses.





Sodomie, c’est le qui perd gagne !

27 01 2012

MOURAD BOUDJELLALDepuis le temps que l’on nous serine avec les valeurs du rugby, je m’étonne qu’elles ne soient pas cotées avec les plus beaux fleurons du CAC 40. Ou qu’un Qatari n’ait pas tenté de les racheter. Jeudi dernier, la commission de discipline les a défendues vent debout, sortant l’artillerie lourde : son dé à 130 faces. Ça doit nécessiter une place énorme pour se jeter un dé à 130 faces. Et un temps fou pour s’arrêter. Pour preuve, François Guers, le taulier de la commission, l’a jeté le mercredi à peine Mourad Boudjellal reparti et il est revenu voir sur quelle face il s’était stabilisé 24 heures plus tard. D’un autre côté, il fallait bien souffler. Les douze justiciers venaient d’auditionner le président du Rugby Club Toulonnais pendant une heure et trente minutes. 90 minutes non-stop attablés les douze sages ! De mémoire de « rugbyphage », il n’y a que chez Guy Savoy qu’ils passent autant de temps autour d’une table.

Bref, pas de bol pour Mourad Boudjellal, le dé s’est arrêté sur sa face la plus élevée, son Everest, 130 jours ! 130 jours où il ne pourra ni fouler la pelouse du stade Mayol, et des autres, ni humer l’odeur des vestiaires rouge et noir, ni aller taper une belote dans ceux des arbitres. Ah, j’allais oublier l’accès aux couloirs menant aux zones citées plus haut lui est aussi interdit. Probablement de peur qu’il les tague de délicats « Arbitre sodomite ! » ou « Revol prend des RTT »

Cette sanction ne brille ni par sa lourdeur, ni par sa clémence ; elle étincelle par son ridicule. Judicieuse, la commission aurait pu condamner l’irascible à suivre des arbitres dans leur quotidien, comme le suggérait « L’équipe ». Vicelarde, elle aurait pu lui infliger de recruter des arbitres. Là, elle le met au piquet et jette un moelleux édredon sur les vrais problèmes maladroitement soulevés par Mourad Boudjellal. « Bon, ça c’est fait, se serait exclamé François Guers. Pause déjeuner et ensuite vous ferrez entrer Jamie Cudmore. » « Mais il n’a rien fait cette semaine Jamie Cudmore », l’aurait timidement coupé Marc Gaubert, l’un des vice-présidents de la commission. « Toujours aussi blagueur mon p’tit Marco ! Et Michel Tachdjian, ça fait un bail qu’on ne le voit plus. Il a arrêté sa carrière ou quoi ? » Silence gêné dans l’assistance. « Bon, je file, j’ai un lièvre à la royale qui m’attend. »

Ridicule donc puisqu’elle corrobore tout ce que Mourad Boudjellal avait prévu : l’ostracisme, les petits arrangements, ce rien-ne-bouge qui ankylose tant le monde du rugby. Mourad puni, Boudjellal gagnant, ou presque. 130 jours à passer là où TOUS les autres présidents de club trône, en tribune. En jouant les psys de comptoir, la commission lui inflige de rentrer dans le rang et de s’asseoir là ou tous ses semblables posent leur auguste séant. Il en faudra beaucoup plus pour dompter l’homme. Enfin, 130 jours, ça amènera donc Mourad Boujellal a regardé l’avenir et le 3 juin, date de la fin de sa peine. La commission a encore enfoncé une porte ouverte : la sodomie, ça vous force à regarder devant.





L’essai du bout de la Rade

18 01 2012

Parce que vous êtes nombreux à ne pas avoir passé votre fin d’après-midi dimanche 15 janvier devant Eurosport, voici les 3 minutes à sauver de la rencontre entre le RCT et le Lou pour le compte du trophée Pépito, à moins que ce ne soit la Amlin Cup je confonds toujours. Bref, dans les arrêts de jeu, les Toulonnais se démènent comme des beaux diables pour marquer le quatrième essai synonyme de point de bonus. Ils remontent à deux reprises le ballon depuis leur 22-mètres et s’il avait fallu aplatir au pied du Mont-Faron, ils auraient eu les cannes et le coeur  Vous noterez au passage les voix d’Olivier Magne et Nicolas Delage, au commentaire, qui se brisent au fur et à mesure que grimpe leur enthousiasme. « L’essai de l’année » prophétise l’ancien troisième ligne international ? Pourquoi pas ! Une sacrée action, c’est certain, qui prouve qu’en cette saison 2011-2012, Toulon se montre nettement plus à l’aise à jouer dans le chaos qu’à mettre en place des schémas de jeu planifiés.