Bayonne-sur-Waikato, l’heure de changer de braquet !

28 03 2012

Ça roule pour l'Aviron.Regardez comme il est heureux Neemia Tialata. Heureux comme un Jerry Collins lorsqu’il avait signé au RCT. La situation dramatique de l’Aviron bayonnais ne semble pas entamer sa bonne humeur. Ah ils ont une bonne nature les gars des îles ! Ou alors, ils se foutent un peu de la gueule du monde, c’est possible aussi. Sans vouloir à tout prix filer la ressemblance avec son compatriote Jerry Collins, persuadé que le RCT jouait à Porquerolles avec comme tenue officielle une serviette de plage sur l’épaule gauche une pinte dans la main droite, les stars venue de Nouvelle-Zélande donnent trop rarement l’impression de mouiller le maillot. Pour un Byron Kelleher, un Chris Masoe, un Carl Hayman, un Tana Umaga, combien de Jerry Collins, Neemia Tialata, Joe Rokocoko, Sione Lauaki… ? Beaucoup, surtout lorsque trois d’entre eux évoluent dans le même club. Ajoutez-y Troy Flavell et vous obtenez la seule équipe au monde hors des frontières néo-zélandaises à compter quatre All Blacks dans ses rangs (150 sélections TTC avec le maillot à la fougère). Pour jouer le maintien, avouez que c’est mener grand train ! Je vous épargne la liste des autres stars de l’équipe. Pour seule consolation, Alain Afflelou doit se dire que les zéros qu’il aligne chaque fin de mois sur leurs chèques correspondent à leurs prestations sur le terrain. Remplaçant pour la plupart, et encore, lorsqu’ils figurent parmi les 23 joueurs de la feuille de match. Sione Lauaki a même été déclaré inapte à la pratique du rugby. Fallait-il un docteur clairvoyant pour lui déceler des problèmes de cœur et aux reins après quinze ans de haut niveau et le sortir d’une situation aussi embarrassante ; le docteur Cinoque du Cocoboy des années 80 ne serait pas passé de vie à trépas cette semaine que nous l’aurions soupçonné d’avoir rédigé l’arrêt de travail ! L’histoire n’a bien sûr pas de morale, elle repasse simplement les plats. Mourad Boudjellal longtemps taulier d’une maison de retraite dorée pour vieux fumistes a cédé le rôle à Alain Afflelou d’une passe au cordeau. Celui-ci l’a tant pris au sérieux qu’une saison lui aura suffi à faire oublier son prédécesseur. Chapeau Tchin-Tchin.





Bayonne ou le management pour les Nuls

23 01 2012

Le bouquin traînait sur un coin de table. Qui l’avait posé là ? Sûrement pas Jean-Pierre Elissalde dont les méthodes brutales à l’ancienne faillirent pousser une grande partie de l’effectif basque traumatisé chez le psy. Qui alors posa ce bouquin ? Mystère…  Le hic, c’est que Tchin-Tchin Afflelou y puise ses meilleures idées et les applique plus vite qu’une pervenche en train de verbaliser.

La dernière en date (à l’heure où vous lirez ces lignes, il en aura sûrement dégoté une nouvelle, excusez la lenteur de Rugbyclub), c’est une valse à deux temps, nommer un nouveau duo d’entraîneur puis avant même qu’ils aient diriger un match, annoncer celui qui le remplacera. En clair, Didier Faugeron et Denis Avril doivent sauver l’Aviron de la relégation, mais réussir cette mission aussi périlleuse ne leur vaudra rien de mieux qu’un « merci et au revoir » à la fin de la saison puisqu’il faudra faire place nette pour accueillir les Chris-Chris d’amour d’Agen, Christian Lanta et Christophe Deylaud. Les deux tandems se retrouvent dans des situations ubuesques. Pour la paire Faugeron-Avril, c’est partir à l’assaut de Fort Knox armé d’un cure-dent avec la perspective de décrocher le mérite agricole à titre posthume. La justice voudrait qu’ils touchent au moins une fortune pour cette mission ; la raison nous interdit d’applaudir à ce genre de pratique digne de mercenaires. D’autant qu’évoquer Bob Denard pour parler de Denis Avril, ça en fera doucement rigoler plus d’un ! S’il n’est pas estampillé « pilier pur basque » sur la carte d’identité (il est né dans les Deux-Sèvres), le gars voue une fidélité sans faille à la région depuis douze saisons.

Et le tandem Lanta-Deylaud, d’ores et déjà annoncé à l’Aviron pour la saison prochaine sous le nom de code de  » Chris-Chris chez Tchin-Tchin » que faut-il en penser ? D’abord que Lanta et Deylaud sont tourneboulés par la fin de leur histoire agenaise. N’est-ce pas un brin baroque de quitter une cylindrée encore sexy pour une guimbarde déjà dans le fossé, dont personne, aujourd’hui, ne peut dire si elle roulera l’an prochain sur l’autoroute ou une départementale.  Ensuite, que le SU Agen et son président réalisent presque six mois avant l’ouverture des transferts la pire bourde de la saison 2012-2013. Laisser filer le duo d’entraîneurs qui permet au club de titiller les champions avec un budget équivalent aux pourboires que laissent clermontois, toulousains et toulonnais lors de leurs déplacements, c’est bouleversant de naïveté, pour rester poli envers monsieur Tingaud, taulier d’Agen. Si les clubs qui marchent étaient ceux qui changent d’entraîneur comme de chemise, Guy Novès serait dans la Navale et Vern Cotter chauffeur de poids-lourds.





Pourquoi Elissalde a été viré de Bayonne : les vraies raisons

17 01 2012

Les messies disposent rarement d’un CDI. A l’Aviron bayonnais, Jean-Pïerre Elissalde n’a même pas eu le temps de signer sa feuille de présence, catégorie intérimaire. Mais le plus étonnant dans l’histoire, c’est que personne n’a encore donné les véritables raisons de son licenciement. Le coach n’aurait pas enrayé les mauvais résultats du club ? Laissez-moi pouffer ; en un mois et dix jours autant lui demander de redresser la Tour de Pise avec un tuteur pour géranium. Le fautif, le vrai, c’est bien sûr Mourad Boudjellal. Que vient faire le président toulonnais dans ce mic-mac basque ? Il ne fait rien qu’à embêter Alain Afflelou dans son grand dessein pour l’Aviron : être sacré le club le plus ingérable de France, la pire pétaudière de l’Ouest, devenir le chouchou des feuilles de choux. Il croyait avoir réussi son coup Tchin-Tchin. Son recrutement « 4 étoiles – 0 lumière » était en passe de faire oublier les touristes du Sud arrivés à Toulon la serviette de plage sur l’épaule (souvenez-vous Jerry Collins, Gonzalo Quesada…) ; sa capacité à virer les anciens ou les entraîneurs plaidaient en sa faveur. Devant de tels arguments, la presse en oubliait presque les fadas de la Rade. Mourad, lui, patientait, tranquille comme Baptiste, sûr de détenir l’arme fatale. Pan !,il dégaine la sodomie  un dimanche soir de janvier à Clermont-Ferrand. Avouez que côté surprise, Mourad a l’inspiration érectile. Tchin-Tchin en est resté comme deux ronds de flan avec l’Aviron qui pagaie à vide. Alors, pris de panique, il s’est mis à chercher un coup terrible pour mettre ce maudit Toulonnais K.O. Il a même failli lui piquer une de ses meilleures idées. Nous étions là lorsqu’il l’eût. Extraits.

– Pour sauver la patrie, je vais faire rejouer mon entraîneur. Mais si, comme Mourad avec Tana Umaga !,  s’est-il exclamé devant ses joueurs. La plupart ont acquiescé ; ils ne parlent que l’anglais ou le patois des Samoa du sud. Cédric Heymans, lui, a osé prendre la parole.

– Président, le Elissalde qui peut encore jouer, c’est Jean-Baptiste…

– C’est bien ce que je te dis, on va le refaire jouer ! Cédric, si tu parles pour rien dire, t’as qu’à retourner dans ton ancien club, le Stade toulonnais.

– Toulousain, président, le Stade ! Et le nôtre de Elissalde, c’est Jean-Pierre, le père.

– Tu es sûr de ce que tu avances, s’étonna alors Tchin-Tchin.

– Jean-Baptiste jouait encore à Toulouse avec moi il n’y a pas si longtemps ; Jean-Pierre le père, lui, évoluait en vétéran chez les Spécialistes, sur Canal+.

– … Vraiment ? Alors je le vire ! Y’a tromperie sur la marchandise ! J’aurais du embaucher Bernard Novès ou Guy Laporte !

Les joueurs non-francophone prirent alors la tangente, laissant dans la salle un effectif insuffisant pour une équipe de 7 et tout juste assez nombreux pour entamer une partie de rami. Nemia Tialata rejoignait le McDo de la route D’Arroussets où il vient de décrocher son tout premier titre, « Employé du mois de décembre » ; le directeur ne se rappelle pas l’avoir engagé mais la fréquence à laquelle il le croise en salle aussi chargé de hamburgers (139 kilos ça s’entretient) a fini de le convaincre, il n’a jamais eu meilleur employé pour débarrasser les plateaux. Quant à Sione Lauaki, il a repris son activité numéro 1, laissez des twitter à propos de tout et rien, mais pas à parts égales. Rokocoko, Tony de son prénom, est parti téléphoner à son frère Joe resté en Nouvelle-Zélande lui raconter ces derniers rebondissements ; les deux frères se sont félicités de cette supercherie, avant que Joe ajoute : « Si l’Aviron descend, tu proposes que je reste et on leur envoie papy Bill. Tu sais qu’il a de beaux restes pépé ! » Quant Mike Philips, son histoire avec la France ressemble à un drame depuis la mi-octobre et ce triste Pays-de-Galles / France dont il méritait de sortir vainqueur. Dire qu’il pensait l’oublier en jouant le haut de tableau à Bayonne… Dépité, il s’est vengé sur une bonne douzaine d’escargots. Comment ça, Rugbyclub délire ? On a la photo ! Et dire que tout ça part d’une vulgaire histoire de sodomie signée Mourad Boudjellal… Il va être impossible à défendre le président du RCT le 25 janvier prochain.

mike philips découvre les escargots

Mike Philips découvre les escargots.





Bilan, à mi-saison mais en totale mauvaise foi

3 01 2012

L'homme qui veut plus faire parler de lui que Mourad Boudjellal...

Cette première partie du championnat nous aura appris une chose : il est un poste où le Top 14 compte un nombre de truffes à enrhumer un cochon truffier, les présidents. Entre une Coupe du monde à gérer au mieux, des joueurs dont ils ne savent pas très bien s’ils sont géorgiens ou sud-africains et des stars vendues comme des bolides mais motorisées comme une Ami 8, ils se sont lancés dans une ébouriffante course à la décision la plus stupide. Une course menée tambour battant par une flèche, Alain Afflelou. S’est-on jamais autant gaussé de l’Aviron bayonnais que depuis son arrivée ? Après avoir viré l’ancienne équipe dirigeante, qui avait pourtant fait du bon boulot, Tchin-Tchin a fait son marché avec une pancarte « go-go » punaisée sur son dos. Les agents n’en demandaient pas tant. Il y en eut même un pour lui refiler à prix d’or un pilier à l’AOC All Black, mais plus efficace au McDo qu’en mêlée fermée. Attention, pas de jugement hâtif, lorsqu’il aura retrouvé son poids de forme, celui du dernier tracteur Massey-Fergusson, vous allez voir ce que vous allez voir… Toujours est-il qu’avec quatre All Blacks (du jamais vu dans un club français, même à Toulon), le demi de mêlée gallois Mike Philips et l’as de la relance Heymans, son Aviron joue les voitures balais dans les profondeurs du classement. Heureusement, Alain Afflelou connaît si bien le rugby, qu’il avait la solution miracle : virer les entraîneurs. Malgré l’arrivée de l’excellent Jean-Pierre Elissalde, l’encéphalogramme reste plat.

Qu’il se rassure, Alain Afflelou n’est pas seul. Dans le genre grosse écurie qui bafouille son rugby, Perpignan le talonne de près. Un effectif pléthorique et stable, des stars, un public… 2011-2012 aurait pu être une saison « sang et or ». Surtout que pour remplacer le magicien Brunel, le président Paul Goze avait trouvé la perle rare, Jacques Delmas. Seulement plutôt que de le laisser travailler et, surtout, imposer ses vues, Goze l’a viré avant qu’il ait le temps de salir son suvet’. Pourquoi l’a-t-il recruté alors ? Le résultat ? Nib’ ! L’Usap se morfond dans la deuxième partie de tableau. Paul Goze a écouté ses joueurs. Fallait pas.

"Dis Christian, tu sais par où se tire d'ici ?" "J'en sais rien, moi Christophe, j'voulais pas partir..."

Autre cas stupéfiant, Agen. Budget riquiqui, pas de recrutement tapageur, pas d’ailier All Black « qui a été excellent si si mais c’était en 2002 avant qu’il se fasse amputer de la jambe droite », et pourtant le SUA virevolte parmi les six premiers, dans les places qualificatives pour la H Cup. Du coup, Alain Tingaud s’est dit, probablement pensait-il alors à Alain Afflelou, « il faut que je vire Christophe Deylaud et Christian Lanta. » Logique, ses deux entraîneurs, fidèles pami les fidèles d’Armandie, sont responsables de ce petit miracle. Du coup, la fin de saison devrait être celle des grands départ du côté des joueurs.  En attendant, contre vents et marrées, Lanta, Deylaud et leurs joueurs tracent leur route la tête haute. Mais à propos, en attendant quoi ? Un coach sud af’ ou australien au CV douteux et qui n’aura même le temps de voir mûrir les pruneaux.

Un temps, Jacky Lorenzetti du Racing s’est demandé s’il n’allait pas rejoindre la partie. Juste pour voir comme disent les joueurs de poker, il a viré l’excellent Simon Mannix, auquel le club francilien doit une fière chandelle. Pourquoi le licencier alors qu’il l’avait renouvelé dans ses fonctions quelques semaines plus tôt et que l’équipe ne traversait qu’une légère perturbation ? Hein, Jacky, pourquoi ? La réponse est simple : Lorenzetti auraut causé avec Afflelou. Comme toujours, l’entraîneur trinque, tchin-tchin.

Enfin, à l’opposé de ces excités du licenciement sec, Serge Blanco décroche la palme d’or du « J’maîtrise mes nerfs ». Alors que le Biarritz Olympique traverse une crise sans précédent, le président maintient sa confiance à l’entraîneur en chef Patrice Lagisquet et à tout le staff. Chapeau bas. Seulement là encore, il y a une raison cachée. Le fossé Biarritz – Bayonne, ça ne vous dit rien ? Tiens, même si Alain Afflelou et Serge Blanco devaient boire un café ensemble pour sauver le monde, je ne suis pas sûr qu’ils arriveraient ensemble jusqu’au comptoir.





Harinordoquy, la grande gêne

30 11 2011

Mercredi matin, au sommaire du journal 8.00 de France Inter, « le derby basque a tourné au pugilat ». Le journal le plus écouté de la station qui s’intéresse à un match Biarritz-Bayonne en retard d’une journée lambda du Top 14, il fallait au moins un pugilat pour ça. Un pugilat ? Pourquoi pas un génocide. Convoquez la cour pénale internationale et envoyez moi quelques biarrots et autant de bayonnais cirer les bancs où se pressèrent les Milosevic, Mbarushimana et autres amis de la paix entre les peuples, ceux-là même qui excellent à jouer un derby. De pugilat, en réalité, il n’y eut pas. En revanche, l’accrochage de la sixième minute entre Imanol Harinordoquy et Jean-Jo Marmouyet amena deux situations très embarrassantes. La première pour Bayonne qui venait de marquer un essai sur la même action et qui, finalement, se le verra refuser à cause du comportement de Jean-Jo Marmouyet, tenu pour responsable de la bagarre par les arbitres. L’essai accordé aurait probablement changé la physionomie de la rencontre, remportée par Biarritz de deux petits points (21-19). La seconde, plus embarrassante encore, a mis Imanol Harinordoquy dans une position impossible : l’irruption sur la pelouse de son père Lucien venu distribuer quelques châtaignes pour défendre son fils. La bagarre entre les joueurs était jusqu’à son arrivée d’un convenu désespérant. Du pif-paf-poum de seconde main. Le paternel du troisième ligne international qui fonce là dedans le poing vengeur, ça vous offre tout de suite les gros titres. Au delà du geste consternant, c’est surtout à ce pauvre Imanol qu’il faut penser. Il s’engage pour les dix piges à venir sur la file de gauche de l’autoroute des vannes, celle des véhicules rapides. « Il t’a fait un bisou avant le match ton papa ? » « Tu le diras pas à ton papa que je t’ai plaqué »… Sincèrement, je n’aimerais pas être à sa place. Dans l’histoire, il a la chance que Sylvain Marconnet, fin dialoguiste, joue à ses côtés.





Phases finales : vos pronostics

15 03 2011

A quelques journées de la fin du championnat, et pendant que le XV de France nous endort, l’heure est venue de parier sur les 6 heureux élus qui décrocheront une place européenne, quelques semaines de boulot supplémentaire et, pour le plus fort d’entre eux, un joli bout de bois… A vous de jouer.





Entre Perpignan et Bayonne, des poires bien mûres

15 03 2011

Pour ceux qui trouvent que le rugby s’est aseptisé, pour ceux qui croient que les joueurs ne se battent plus pour le maillot, quelques images des accrochages entre les gars de Perpignan et de Bayonne. Du sérieux pendant le match, ça passe encore, mais une fois la fin de la rencontre sifflée, ça tombe dans le minable. Quant aux entraîneurs, ils n’ont rien fait, semble-t-il, pour calmer les ardeurs. Grégory Le Corvec, tête d’affiche de cette foire aux poires, David Marty, que l’on espère aussi puncheur face aux Gallois, ainsi qu’Aretz Iguiniz et Jean-Joseph Marmouyet sont convoqués devant la commission de discipline… Quant à Rémy Martin, peu coutumier des seconds rôles dans ce genre de spectacle, il passe entre les gouttes…